Le groupe de travail interprofessionnel de la mobilité, qui regroupe les principaux acteurs économiques de Gironde (dont le Medef, la CPME et l’U2P) dénonce un "manque d’ambition et de concertation" des politiques publiques sur la mobilité. Les représentants mettent notamment en avant leur contribution dans le cadre du versement mobilité (230 M€ en Gironde en 2023), en s’opposant à son déplafonnement, "qui pénaliserait les entreprises qui jouent le jeu de l’emploi local". Tirant un bilan "plutôt amer" des politiques locales en faveur des mobilités depuis 20 ans, ils dénoncent surtout les répercussions que ces "politiques inabouties" ont sur eux : problèmes pour recruter, absentéisme croissant, impact sur le bien-être des salariés ou perte de compétitivité. Enfin, les représentants, qui souhaitent être plus audibles au sein des autorités organisatrices des mobilités, appellent à la création d’un "comité des financeurs de la mobilité", "une nouvelle instance qui associerait les entreprises locales aux décisions stratégiques et de financements".