Le prêt flash "boost carburants", lancé par le gouvernement avec Bpifrance repose sur "un mauvais diagnostic" regrette le Syndicat des indépendants et des TPE. "En privilégiant un outil de dette, le gouvernement transforme un choc immédiat en contrainte future, au moment même où les TPE font face à une dégradation rapide de leurs marges et de leur trésorerie", a estimé Marc Sanchez, président du syndicat. Il demande d’autres mesures comme un allègement des factures énergétiques, des dispositifs automatiques d’étalement des paiements et des mesures ciblées sur les charges sociales et fiscales. Le prêt du gouvernement est ouvert aux TPE et PME dont les dépenses de carburant représentent au minimum 5 % du chiffre d’affaires. Seuls certains secteurs sont concernés : les transports routiers, l’agriculture et la pêche. D’une durée de 36 mois, ce prêt, d’un montant compris entre 5 000 et 50 000 euros, bénéficie d’un taux de 3,8 %. Il doit permettre aux entreprises de faire face à la hausse des coûts du carburant due à la guerre au Moyen-Orient.
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