Des antennes à métasurfaces imprimées en 3D low-cost pourraient être l’avenir des antennes 5G et 6G. En effet, la plateforme Fabrication Additive Normandie Polymères (PFAN-P), en collaboration avec l’entreprise parisienne Ultimetas, spécialisée dans la conception d’antenne à métasurface, travaille actuellement sur des prototypes d’antennes haute fréquence (5G/6G) à bas coût, combinant impression 3D de polymères photoréticulables et sérigraphie d’encre conductrice. Cette innovation ouvre la voie à une production rapide et économique de métasurfaces compactes. Un prototype fonctionnel est réalisable en moins de 24 heures, contre plusieurs semaines auparavant. La sérigraphie d’encre conductrice a été confiée à la société Heatself basée à Saint-Saëns (près de 700 000 euros de chiffre d'affaires), et spécialisée dans le domaine des polymères conducteurs extrinsèques d’électricité. En combinant intelligence artificielle et matériaux innovants, ces antennes ouvrent la voie à des réseaux plus rapides, écologiques et résilients, essentiels pour les villes connectées et l’industrie 4.0. L’équipe travaille désormais à industrialiser le procédé. Des essais vont être réalisés en partenariat avec des acteurs normands. À terme, cette technologie pourrait équiper les futures générations de satellites, drones ou infrastructures 6G.