Ain

Industrie

Le groupe Airvance assure une reprise post-crise sanitaire en forte croissance

Par Pierre Lelièvre, le 18 octobre 2021

Né du rapprochement entre France Air et la branche ventilation du groupe SIG en 2020, le groupe Airvance, basé dans l'Ain, veut devenir l'un des leaders européens du marché de la ventilation, dans un contexte porteur.

Laurent Dolbeau, PDG d’Airvance Group, basé à Beynost (Ain).
Laurent Dolbeau, PDG d’Airvance Group, basé à Beynost (Ain). — Photo : Geoffroy Bourdais

Après avoir racheté en février 2020 la division chauffage ventilation et climatisation au groupe britannique SIG, France Air, devenu depuis Airvance Group (CA 2020 : 421 M€ ; 1 650 salariés dont 1 000 en France), spécialisé dans les solutions pour le traitement de l’air, la climatisation et l’isolation, digère cette acquisition majeure tout en profitant d’une dynamique de marché positive.

Le groupe familial basé à Beynost, dans l'Ain, réalise sur le premier semestre 2021 une croissance de son chiffre d’affaires de 30 %, bien aidé par un contexte porteur sur les marchés du traitement de l’air avec la crise du Covid-19. "Il y a eu une prise de conscience sur l’importance de la qualité de l’air", reconnaît Laurent Dolbeau, PDG de ce groupe familial.

Endettement réduit de 30 %

L’intégration d’une activité deux fois plus imposante (350 M € de CA en 2018) que celle de son acquéreur (CA 2018 : 150 M€) a provoqué quelques sueurs froides au jeune patron. "Nous avons signé le rachat quelques semaines avant le premier confinement de 2020. Lorsque vous voyez vos salariés partir, l’ordinateur sous le bras, travailler chez eux, et que vous devez assurer la suite, ce n’est pas évident", partage-t-il.

Pourtant, plus d’un an après cette croissance externe, Laurent Dolbeau relativise. Surtout, que son groupe est parvenu à réduire son endettement de l’ordre de 30 % entre janvier 2020 et décembre 2020. Et il a évité de solliciter un prêt garanti par l’État. "Notre activité s’est réduite en France mais a continué à fonctionner dans d’autres pays", note le PDG, dont l’entreprise réalise 45 % de son chiffre d'affaires à l’export.

Difficultés de recrutements et d’approvisionnements

Celui qui incarne la quatrième génération à la tête du groupe a même investi en 2020 pour agrandir des usines en France et en Allemagne, créer une nouvelle ligne de fabrication de gaines en Ardèche et construire un nouvel entrepôt et un laboratoire de test à Beynost. Au total, l’enveloppe porte sur cinq millions d’euros d’investissement.

Disposant de 20 sociétés dans 13 pays et de 9 usines de production (dont 8 en France), le groupe rencontre pourtant quelques difficultés dans l’approvisionnement en matières premières. "Nous ne connaissons pas de ruptures massives, ce qui nous permet de continuer à produire. Mais les tensions ont des répercussions sur les prix avec des augmentations de l’ordre de 7 à 10 %", précise le PDG, qui parvient à répercuter les hausses. "Le prix de la tôle a par exemple été multiplié par trois à près de 2 000 euros la tonne", rapporte le dirigeant.

Le recrutement apparaît également comme une autre problématique pour le groupe. "Nous avions déjà des difficultés avant le premier confinement mais, aujourd’hui, toute la chaîne du recrutement est en tension et tous les postes sont concernés", s’alarme Laurent Dolbeau. Si le groupe a créé une académie en interne pour former ses cadres au management, le dirigeant réfléchit au meilleur moyen de trouver de la main-d’œuvre. "Avoir un centre de formation interne pourrait être pertinent", évoque-t-il.

Laurent Dolbeau, PDG d’Airvance Group, basé à Beynost (Ain).
Laurent Dolbeau, PDG d’Airvance Group, basé à Beynost (Ain). — Photo : Geoffroy Bourdais

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