Lyon

Services

Vidéo Christophe Rollet (Point S) : « Nous visons les 600 centres en France d'ici fin 2020 »

Par Audrey Henrion, le 09 juin 2020

Christophe Rollet, directeur général du spécialiste de l'entretien de véhicules Point S, basé à Lyon, est "L'Invité Eco" de BFM Lyon en partenariat avec Le Journal des Entreprises. Près d'un mois après le déconfinement, il estime que les pertes de chiffre d'affaires seront rattrapées, et mise sur la poursuite de l'extension du réseau en France, pour atteindre 600 points de vente fin 2020. 

Christophe Rollet pilote depuis Lyon un réseau de franchises pensant 470 millions d'euros sur le marché domestique.
Christophe Rollet pilote depuis Lyon un réseau de franchises pensant 470 millions d'euros sur le marché domestique. — Photo : © Point S

Un mois après la levée du confinement, comment se portent les ventes dans vos 568 centres d'entretien automobile français ?

Christophe Rollet : Nos centres Point S sont tous des franchises, et nous fonctionnons sur le modèle d’une coopérative, sans succursale. Nos chefs d’entreprise, la plupart sous le régime salarié, réalisent un chiffre d’affaires annuel compris entre 150 000 euros et 6 millions d’euros. Soit un chiffre groupe consolidé de 470 millions d’euros en France. Considéré comme une profession essentielle, notre réseau n’a été que partiellement fermé du 15 mars au 11 mai. 40 % de nos points de ventes sont restés ouverts, entraînant mécaniquement une baisse du chiffre d’affaires à peu près identique. Heureusement, en mai, certains centres ont atteint voire dépassé le chiffre d’affaires de mai 2019. Nous restons ainsi sur notre trajectoire en termes d'objectif de chiffre d’affaires, avec l’idée d’arriver d’ici la fin d’année à 600 points de vente dans l’Hexagone.

Le réseau Point S, dont le siège social à Lyon abrite 110 salariés (3 000 en France), va-t-il revoir son organisation commerciale ?

Christophe Rollet : Nous considérons que les commerces n’ont pas besoin d’ouvrir plus avec des amplitudes horaires qui ne correspondraient pas aux besoins de nos clients. En revanche, à l’occasion du déconfinement, certains points de vente ont décidé de travailler différemment. Par exemple, ceux qui étaient fermés le samedi après-midi sont désormais ouverts, cela leur permet d’aller chercher de nouveaux clients. D’autres avaient l’habitude de fermer 15 jours en août, mais resteront sans doute ouverts cet été. Nous souhaitons rassurer les clients, proposer une qualité de prestation au moins supérieure à ce qu’elle était avant la pandémie. Mais il ne sera jamais question d’ouvrir le dimanche ou la nuit.

Point S
Point S - Photo : © Point S

Quel regard portez-vous sur le plan de relance de l’industrie automobile, doté d’une enveloppe de 8 milliards d’euros ?

Christophe Rollet : Les spécialistes de l’entretien de véhicules sont les grands oubliés de ce plan ! Les mesures gouvernementales vont dans le sens des constructeurs et concessionnaires, et visent à remplacer les véhicules particuliers dont 44 % en 2019 avaient plus de 10 ans. Cependant, les Français ne pourront pas remplacer facilement leur véhicule. Nous pensons que l’effet, notamment sur la conversion à la voiture électrique, sera limité.

Comment jugez-vous la gestion de la crise par l’État français ?

Christophe Rollet : La crise a été plutôt bien gérée grâce à l’activation rapide de l’activité partielle et du prêt garanti par l’État. Cela a permis de protéger les salariés et soulager les entreprises. Mais je considère qu’elle a été mal anticipée. Grâce à nos points de vente à Singapour, en Malaisie, à Hong Kong et en Inde, nos partenaires sur place nous avaient alertés sur la gravité de la crise Covid-19, et qu’elle était sans doute plus grave que ce que les informations officielles chinoises laissaient croire.

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail