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Aryballe va lever des fonds pour cartographier les espaces olfactifs

Par Gilles Cayuela, le 02 juin 2022

Pionnière de l’olfaction digitale, la start-up iséroise Aryballe bouclera fin juin une troisième levée de fonds. Un tour de table qui doit lui donner les moyens de développer des "services digitaux" complémentaires à son capteur capable de détecter et d'identifier une odeur en 30 secondes. 

Pionnière des nez digitaux, la start-up iséroise Aryballe ambitionne de fournir à ses clients de véritables cartographies de leur espace olfactif.
Pionnière des nez digitaux, la start-up iséroise Aryballe ambitionne de fournir à ses clients de véritables cartographies de leur espace olfactif. — Photo : Arnaud Childeric/Aryballe

Après avoir levé 6,2 millions d’euros en 2019 et 7 millions d’euros supplémentaires en 2020, la start-up iséroise Aryballe se lance dans un nouveau tour de table. Pionnier de l’olfaction digitale avec son capteur d’odeurs qui imite les récepteurs olfactifs humains, Aryballe entend désormais développer ses "services digitaux".

En effet, après avoir réussi à industrialiser la fabrication de son capteur NeOse en réduisant son volume et son coût grâce à l’adoption d’une technologie basée sur la photonique sur silicium, Aryballe axe désormais son développement sur le déploiement de nouvelles fonctionnalités pour sa suite logicielle.

Un capteur d’odeur GPS

"Notre ambition est de devenir des cartographes de l’espace olfactif en nous servant de notre capteur comme d’un GPS. L’idée étant de permettre à nos clients de savoir exactement où ils sont dans un espace olfactif et de leur dire quel chemin ils doivent prendre pour aller d’un point à un autre", explique Sam Guilaumé, le directeur général d’Aryballe.

La levée de fonds en cours - qui devrait être finalisée fin juin, et dont le montant devrait avoisiner les précédentes - doit permettre à la start-up grenobloise de tendre vers cet objectif. "L’enjeu pour nous, dans les deux ans à venir, est de déployer les instruments que nous avons fabriqués et les services que nous proposons et allons proposer pour que nos clients soient à même de cartographier leur espace olfactif avec ou sans notre aide. L’idée étant, soit de leur fournir les suites logicielles, soit de le faire directement pour eux, et derrière de déployer nos capteurs pour qu’ils puissent contrôler leur univers olfactif", détaille le dirigeant.

10 millions d'euros de chiffre d'affaires sous trois ans

Présente via des bureaux en Allemagne, à New York, Séoul et Séville, la start-up, qui emploie pour l’heure 56 salariés et ne communique pas sur son chiffre d’affaires, ambitionne d’atteindre "sous trois ans les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires". Pour ce faire, Sam Guilaumé entend intensifier sa présence sur ses marchés de prédilection que sont l’automobile (caractérisation olfactive des matériaux comme le cuir ou les plastiques), l’alimentation et les boissons (assurer la qualité des matières premières, conception de nouveaux produits, etc.), et les biens de consommation emballés (arômes et parfums).

"Nous avons aussi toujours des ambitions dans le monde de la santé. Nous ne ferons sans doute jamais un capteur capable de poser un diagnostic médical mais on peut arriver à fournir des informations qui peuvent permettre de dire quand il faut consulter", conclut Sam Guilaumé.

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