« À l'avenir, on n'aura plus le droit de jeter, la poubelle sera l'exception », affirme Christophe Menez cofondateur, avec son frère Paul-Adrien de la société Zéro Gâchis. Forts de cette conviction, les deux frères lancent en 2012 un service qui aide les entreprises de la grande distribution à vendre moins cher les produits alimentaires arrivés en fin de vie dans des espaces dédiés, sous l'enseigne Zéro Gâchis, au sein des magasins. Le service est couplé à un site internet et à une application mobile qui permettent aux consommateurs de les géolocaliser. « Nous avons vite obtenu de très bons résultats avec ce service, complété par une solution d'étiquetage adaptée aux produits en fin de vie. 90 % des produits sous enseigne Zéro Gâchis sont vendus. Ce qui, pour les magasins, contribue à générer du trafic, à réduire les invendus et donc les pertes, ainsi qu'à améliorer l'image de marque », résume Christophe Menez.
« Un acteur à 360º sur les pertes des magasins »
Pour accompagner encore davantage les magasins dans la valorisation de leurs produits en fin de vie, Zéro Gâchis a noué un partenariat avec l'entreprise Phenix, basée à Paris, qui recueille les denrées encore consommables ou utilisables pour leur redonner une seconde vie. Dans un troisième temps, Zéro Gâchis souhaite également proposer à ses clients de nouveaux circuits de collecte pour leurs biodéchets qu'ils auront l'obligation de trier à la source d'ici 2025. « Nous souhaitons devenir un acteur à 360º sur les pertes des magasins. Notre solution Zéro Gâchis leur permet d'améliorer leur chiffre d'affaires et leurs marges en réduisant les pertes. Par les dons, ils bénéficient de crédits d'impôt. Avec Zéro Déchet, nous réduisons leurs factures de collecte et de transport des déchets qui peut aller de 120 à 250 euros la tonne alors que l'Ademe estime à 192 tonnes par jour la masse de déchets produites en moyenne par une grande surface », précise Christophe Menez. Les solutions proposées par Zéro Gâchis ont d'ores et déjà séduit 400 magasins en France. Elles permettent, chaque mois, de sauver 600 tonnes de produits, soit l'équivalent de 800.000 repas, et de créer un million d'euros de richesses pour les magasins. La société, qui ne communique pas son chiffre d'affaires, annonce une progression commerciale de 80 % sur les douze derniers mois. Employant 15 salariés, elle a lancé quatre recrutements. Et de nombreux projets sont dans les cartons pour développer d'autres services et s'implanter dans d'autres secteurs, toujours pour accompagner les entreprises dans leur transition vers l'économie circulaire.