Le fonds d’investissement néerlandais Waterland vient de reprendre plus de 90 % du capital de Wellness Sport Club (30 M€ de CA en 2024 ; 160 salariés), réseau lyonnais de salles de fitness. L’opération a été réalisée à l’occasion de la sortie des fonds Pechel et des fondateurs, Gérald et Laurent Clamaron. Un peu moins de 10 % du capital reste dans les mains de son président Sébastien Duvanel et du management.
Un fonds qui connaît le secteur du sport
La PME n’a pas échappé aux radars affûtés du fonds néerlandais, déjà artisan du colossal succès de Basic Fit passé de 25 à 250 salles entre 2008 et 2015 aux Pays Bas et actionnaire du très rentable LifeFit en Allemagne.
"Nous sommes ravis de pouvoir capitaliser sur notre expérience dans ce secteur avec nos participations dans LifeFit Group et FitOne en Allemagne actuellement, et Healthcity/Basic Fit précédemment, afin d’accompagner le développement de WellNess Sport Club, dont le positionnement et les exigences en termes d’offre et de services premium, répondent aux tendances profondes de ce secteur en croissance", déclare Pierre Naftalski, directeur d’investissement de Waterland Private Equity.
Le fitness haut de gamme "accessible" affiche des taux de croissance annuels de 7 à 8 %, boosté par l’appétit des jeunes actifs notamment et par le transfert des abonnés venant des salles low cost.
Tripler le chiffre d’affaires
Wellness propose à ses 45 000 clients des abonnements mensuels variant entre 60 (en régions) et 80 euros (à Paris), pour parfaire leur musculature dans des salles de 1 600 à 1 800 m², accueillant 160 cours collectifs par semaine. "Sa très bonne rentabilité et la grande stabilité de ses abonnés" ont séduit le nouveau propriétaire.
Un modèle que Waterland veut dupliquer rapidement, avec l’objectif de tripler le chiffre d’affaires d’ici 5 ans, pour le porter à 150 millions d’euros. L’objectif est de créer un leader français, puis paneuropéen du fitness premium accessible.
Comment ? "Nous appliquons la stratégie du Buy and Build. Nous rachetons des petits groupes positionnés sur des segments porteurs comme le fitness haut de gamme et nous faisons de la croissance externe ou créons des salles from scratch ", résume Laurent Naftalski.
Implantations dans d'autres villes
Pour l’heure, le groupe lyonnais WellNess Sport Club anime un réseau d’une douzaine de salles de sport premium en Auvergne-Rhône-Alpes, à Marseille, Nantes, Genève et Lausanne. WellNess implante ses clubs essentiellement en centre-ville, avec pour ambition de mailler étroitement les grandes villes de France et de Suisse. Dans sa ligne de mire, des projets d’ouverture à Paris, Lille, Marseille, Nice et Toulouse.
À chaque fois, qu’une salle fait le plein dans une ville, la stratégie consiste à utiliser cette dynamique locale pour ouvrir d’autres lieux comme cela a été fait à Lyon où l’enseigne compte 5 salles et bientôt à Marseille. "Comme la qualité de l’offre crée la demande, le développement en cluster fonctionne bien", estime Pierre Naftalski. Autre option, racheter des salles existantes comme cela a été fait à Nantes. D’ici début 2026, le réseau devrait gérer une petite vingtaine de salles.