Vueling : «Après Paris, Blagnac reste notre aéroport français de référence»
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Vueling : «Après Paris, Blagnac reste notre aéroport français de référence»

Transport aérien L'ouverture des bases Air France et easyJet modifie mais ne remet pas en cause la stratégie toulousaine de Vueling, assure sa directrice France, Linda Moreira.



Quand votre compagnie est arrivée à Blagnac au printemps 2011, vous aviez annoncé vouloir y baser un avion en permanence. Qu'en est-il?

C'est le cas puisqu'un A 319 ou un A320, dédié à nos lignes toulousaines, est basé en night-stop à l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Néanmoins, il ne s'agit pas d'une «base» au sens strict du terme puisque notre personnel n'est pas toulousain donc chacun ne rentre pas chez lui après le travail mais à l'hôtel.


Le fait qu'Air France et easyJet aient chacun ouvert une base à Toulouse a-t-il contrecarré vos plans?

Notre objectif était en effet d'ouvrir une vraie base mais ce n'est plus d'actualité, compte tenu du changement de stratégie d'Air France et d'easyJet. Ce qui ne signifie pas que nous abandonnons Toulouse, bien au contraire! Après Paris, c'est notre aéroport de province de référence. Dès le début, la collaboration s'est faite dans la transparence et c'est ainsi que nous avons cherché à travailler avec tous les autres aéroports de province où nous sommes présents aujourd'hui (Nantes, Bordeaux, Lyon, Marseille, Strasbourg, Nice, Lourdes, Lille, ndlr).


Dans votre programme été, quelques destinations ont disparu, notamment Prague et Lille. Pour quelle raison?

Elles sont maintenant desservies par Air France (Prague et Lille) et easyJet (Lille). À Paris, on peut penser que la demande est suffisante pour que chacun y trouve son compte, mais pas en province. Nous n'avons pas les armes pour nous battre et ne sommes pas là pour perdre de l'argent!


Justement, comment parvenez-vous à faire des bénéfices dans le contexte actuel?

Notre structure de coût est certes low cost mais nos produits sont ceux d'une compagnie traditionnelle. Je m'explique. Contrairement à des compagnies 100% low cost, nous sommes distribués en agences en plus du web, nous proposons des correspondances et non uniquement du point à point, nous ne nous implantons que dans les aéroports principaux, nous faisons du fret, etc. En revanche, notre effectif se limite à 1.300 personnes pour une flotte de 48 avions. Cela est possible grâce notamment à une informatisation très basique, qui a permis de limiter le back office. Cela additionné à toute une série de petites économies fait que nous avons été l'une des seules compagnies européennes à gagner de l'argent l'an dernier. .

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