«Nous devons faire tomber les a priori et les mythes sur le volontariat international en entreprise». Ces mots de Florent Buiron, secrétaire régional des Conseillers du commerce extérieur (CCE), traduisent le paradoxe qui entoure le système des VIE. Partiellement financé par l'État, outil efficace de prospection et de défrichage à l'étranger ou de renforcement des équipes, le VIE est encore trop méconnu des chefs d'entreprises. Ainsi, en Alsace, seules 33 entreprises y ont recours, employant 69 VIE. En partenariat avec Ubifrance, les antennes régionales des CCE ont donc pour mission d'en accroître la notoriété. Et pas seulement en direction des entreprises: «Nous nous adressons également aux écoles de commerce ou d'ingénieurs de la région pour capter des étudiants qui ont parfois peur de l'international», poursuit le responsable. Les CCE organisent également depuis 3 ans le Grand prix du VIE Alsace. En mai dernier, à Colmar, il a récompensé quatre lauréats partis à Abu-Dhabi pour Clestra-Hausermann, en Turquie pour L & L Products, en Espagne pour la Salm et en Allemagne pour le pôle Iconoval.
Aussi bien pour les entreprises primo exportatrices que pour les sociétés bien établies à l'étranger, le VIE est une évidence: «Ces étudiants, par définition volontaires, sont des candidats motivés qui ont un objectif de moyen ou de long terme dans l'entreprise», assure Florent Buiron. Plus de 70% des VIE seraient, à leur échéance (12 à 24 mois), convertis en contrats de travail. Si la crise économique a eu un impact sur le recrutement de VIE, Florent Buiron en est persuadé: «Le VIE est un élément de la fusée à différents étages pour aller à l'international». Et si la Chine ou les États-Unis attirent souvent les candidats au départ, il affirme qu'il y a déjà beaucoup de choses à faire tout simplement de l'autre côté du Rhin.
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Petit à petit, le volontariat international en entreprise (VIE) gagne du terrain en Alsace.