Offrir un service de crèche à ses salariés: un luxe inabordable pour une petite entreprise? C'est en tout cas l'opinion que se faisait la société de mécanique de précision Vidal avant d'entendre parler du concept de crèche interentreprises. «Tout est parti d'un article publié dans la presse au printemps, raconte la directrice administrative et financière, Nicole Dos Santos. Il était annoncé qu'une crèche allait prochainement ouvrir à Saint-Martin-du-Touch, à cinq minutes de nos locaux.» Si l'article interpelle Nicole Dos Santos, c'est justement parce que sa fille, qui est au demeurant salariée de l'entreprise depuis 11ans, ne parvient pas à trouver une place en crèche pour son enfant et que la perspective d'un congé parental ne l'enchante guère... «Une absence est très vite pénalisante pour une structure de dix-sept personnes comme la nôtre.» Renseignements pris auprès de l'entreprise francilienne Babilou qui est à l'origine de cette ouverture (ainsi que de celle de la crèche de Blagnac, L'Imagin'R), il s'avère que la crèche dispose d'une capacité d'accueil de 35berceaux qui peuvent être réservés par des entreprises pour leurs salariés.
Dynamiser et fidéliser
Séduite par la formule, la direction de Vidal contractualise avec Babilou pour un quota d'heures que peuvent se partager plusieurs parents. Si, pour l'heure, seule sa fille est utilisatrice du service, Nicole Dos Santos a fait passer le message auprès des représentants du personnel: tout salarié qui connaît un problème de garde d'enfant, même pour une journée, peut y avoir recours. D'un point de vue financier, la mise en place d'un tel service a bien sûr un coût pour l'entreprise. «11.000€ par an restent à notre charge, déclare Nicole Dos Santos. En sachant que si nous réalisons des bénéfices, nous pouvons bénéficier d'une réduction fiscale de 83%.» Plutôt qu'un coût, le dirigeant, Acacio Dos Santos, y voit «un vrai plus. Au même titre que les tickets restaurant ou les repas de fin d'année, ce service de crèche contribue à dynamiser nos équipes mais aussi à les fidéliser, surtout les jeunes qui sont plus sujets au turn over.» Et de conclure: «On peut être l'une des plus anciennes entreprises de mécanique de Toulouse (elle a été fondée en 1950 par André Vidal, ndlr), employer 17 salariés et fonctionner comme une grande!»
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Source de stress et d'absentéisme chez les salariés, les problèmes de garde d'enfants impactent aussi directement la productivité des entreprises. Pour la société Vidal, l'ouverture, en avril, d'une crèche interentreprises à Saint-Martin-du-Touch a été une vraie aubaine.