Viaméca et le Centre technique des industries mécaniques et électriques tunisien (Cetime) main dans la main pour participer à des projets européens... Plus qu'une vague idée, il s'agit désormais d'une ambition commune. Une ambition qui s'est matérialisée début décembre par la signature d'une convention entre les deux parties.
«Gagnant gagnant»
Élaborations de projets de R & D, transfert de technologies innovantes, essais croisés sur des produits, accompagnement en vue de l'accréditation des laboratoires, mutualisation des enseignements et formations... Le pôle de compétitivité français et le Cetime entendent bien unir leurs moyens et compétences pour s'imposer sur la scène internationale. «Nous souhaitions travailler en tandem pour que chacun soit un bras de levier pour le développement de l'autre», explique Meftah Amara, chargé de mission au ministère tunisien de l'Industrie et de la Technologie. «L'objectif est de favoriser les échanges de savoir et de connaissances dans le cadre d'un partenariat gagnant gagnant», précise Mohamed Moncef Hadjji, directeur du Cetime. Centre technique d'appui sectoriel à destination des industries tunisiennes, le Cetime s'est vu confié par son ministère de tutelle (Industrie et Technologie) la mission de développer le concept des technopoles. Celui de Sousse, spécialisé dans la Mécatronique, devrait donc être au coeur des futurs partenariats avec Viaméca. 55 hectares de terrain, un pôle de compétitivité d'une cinquantaine d'entreprises spécialisées dans la mécatronique et la robotique, une pépinière, une école d'ingénieurs qui propose 3 diplômes, 2 masters de recherche et un master professionnel... Le technopole de Sousse dispose d'atouts qui pourraient bien séduire les entreprises adhérentes de Viaméca.
Une porte ouverte sur l'Afrique
«Viaméca peut nous apporter un réseau de PME spécialisée dans leur domaine. Nous, nous pouvons leur apporter un plus au niveau de la qualité de nos infrastructures, de nos services et de nos ressources humaines. Et puis la Tunisie est très proche de la France. Elle peut donc servir de porte d'entrée sur des pays limitrophes», argumente le directeur du Cetime. Fédérateur de Viaméca, Philippe Bertrand abonde dans ce sens: «La Tunisie a un vrai potentiel technologique. Nous avons donc tout intérêt à collaborer avec eux. Comme nous avons tout intérêt à faire profiter nos entreprises de cette porte ouverture sur l'Afrique qu'est la Tunisie».