Face à la flambée des prix des céréales, «les éleveurs ont très peu de solution à court et moyen terme. Seule une augmentation du prix du porc dans des proportions importantes pourrait amortir les choses», avertit Anne Bras, chargée d'étude à l'observatoire économique de la chambre d'agriculture du Finistère. Seulement, les dernières envolées de 2007 et, dans une moindre mesure de 2010, l'ont montré: les prix du porc ne suivent plus, en proportion, l'augmentation du prix des céréales. «On est la variable d'ajustement», dénonce Arnaud Picart, éleveur à Plougar. L'autre inquiétude porte sur une mise aux normes européenne qui impose aux éleveurs, à partir du 1erjanvier 2013, d'agrandir l'espace destiné aux truies gestantes. Avec les différentes crises, beaucoup n'ont plus les moyens d'investir. «Plutôt que d'agrandir, les éleveurs vont enlever des bêtes», anticipe Arnaud Picart. «Tout cela pourrait conduire à une baisse des volumes produits», avance Anne Bras. Les professionnels s'inquiètent de voir la production française, aujourd'hui excédentaire par rapport à la consommation, passer déficitaire.
Vers une baisse de la production ?
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A.d.C
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