À Fontenay-le-Comte, l'unité a pour spécialité le traitement des déchets, notamment dangereux et souvent liquides, en provenance de l'industrie et des déchetteries grand public. Qu'il s'agisse de produits chimiques à base d'hydrocarbures, d'acides, d'engrais, de produits ménagers, de pots de peinture etc. Antipol, l'antenne locale d'Ortec Services Environnement (1.600 collaborateurs, 220 millions d'euros de CA total) achève actuellement un programme d'investissement de quatre millions d'euros, lancé fin 2014.
Un potentiel de 50.000 tonnes par an
Ses capacités de traitement ont été portées de 30.000 tonnes à 50.000 tonnes de déchets par an, un niveau qu'elle compte atteindre d'ici deux ans. Pour cela, une nouvelle parcelle a été acquise et trois nouveaux bâtiments construits, pour passer de 1.250 m² à 1.850 m² d'installations couvertes. Le taux de valorisation doit lui aussi progresser.
« Nos émissions de CO2 ont été divisées par dix »
Outre l'amélioration des moyens de pesée, de broyage ou de stockage, Ortec a notamment investi dans deux unités destinées à réduire la part d'eau contenue dans les déchets (via un système de compression mécanique à vapeur).
Elle compte ainsi limiter le volume et le poids des déchets, pour générer des économies de transport et donc moins d'émissions de CO2. La réorganisation des différents ateliers, devant améliorer la logistique et réduire le temps d'attente des camions, y contribue aussi.
« Nos émissions de dioxyde de carbone ont été divisées par dix, annonce Julien Einaudi, directeur du département environnement du groupe Ortec.Ce qui s'inscrit dans la tendance actuelle à limiter les déplacements et à traiter les déchets au plus près du lieu où ils ont été produits. »
Anticiper les réglementations
Ce dernier explique l'ensemble de l'investissement par « une volonté d'anticiper l'évolution des réglementations environnementales ». Du côté des anciens locaux de SKF à Fontenay, Antipol récupère aujourd'hui des cargaisons arrivant de Vendée, d'Anjou et de Loire-Atlantique, ainsi que du Poitou-Charentes.
Ses prestations s'étendent de la collecte ou du pompage des déchets sur site, le nettoyage industriel, jusqu'au regroupement des détritus et leur tri à Fontenay. Via une unité de prétraitement, ledit détritus peut ensuite subir une première modification pour pouvoir être transféré vers l'incinération, un site d'enfouissement, ou encore être utilisé comme combustible pour l'industrie, notamment des cimenteries. Ces dernières utilisant ainsi une alternative aux hydrocarbures à un prix avantageux. Le traitement peut même aller jusqu'à l'élimination de la dangerosité du produit.
Repris en 2013 par l'Aixois Ortec (11.000 salariés), suite au rachat de sa maison mère le groupe Ducamp, le site fontenaisien emploie entre 20 et 35 personnes selon la saison. Il dépend de l'agence de Niort.