Vendée : Herige va faire le tri dans son portefeuille d’activités
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Vendée : Herige va faire le tri dans son portefeuille d’activités

Employant 2.700 salariés, le groupe familial vendéen Herige (ex VM Matériaux) va céder de nouveaux actifs.

Président du directoire d’Herige, Alain Marion annonce vouloir faire le tri dans son portefeuille d’activités. Le groupe s’apprête à entamer une deuxième vague de cessions d’actifs. Et cette vague sera plus importante que celle opérée en 2013 et en 2014. A l’époque, Herige s’était séparé de 17 millions d’euros d’actifs, avec la vente de plusieurs agences de négoce en matériaux et de biens immobiliers.

Déjà des discussions aux Antilles et en Guyane
Pas question pour Herige de tirer un trait sur l’un de ses métiers. Alain Marion indique que le groupe conservera ses trois activités. A savoir, la menuiserie industrielle (790 salariés), la fabrication de béton (290 salariés) ainsi que le négoce de matériaux pour les professionnels du BTP (1.300 salariés). Le tri s’opérera donc à l’intérieur de ces trois métiers.
En fait, il a déjà commencé. Herige est actuellement en négociations exclusives en vue de céder 16 points de vente de négoce de matériaux situés aux Antilles et en Guyane, représentant environ 37 millions d’euros de chiffre d’affaires. Devant se finaliser en juin, cette cession ne signe pas la fin des activités d’Herige en dehors de la France métropolitaine. Le groupe conserve six sites à La Réunion et un en Guyane. Il compte par ailleurs deux menuiseries industrielles au Canada ainsi qu’une activité de sourcing en Chine.

Pas pour se désendetter
La direction d’Herige compte se séparer d’autres activités cette année et en 2017. Alain Marion assure que les seules discussions actuellement en cours concernent les Antilles et la Guyane.
Pour Herige, l’idée n’est pas aujourd’hui de se désendetter, le groupe ayant fortement réduit sa dette ces dernières années. Mais de renforcer sa rentabilité et de se redonner les moyens d’investir. « Il faut passer par des cessions. Derrière, nous avons des projets de développement », assure Alain Marion.

Forte perte en 2015
Les 14 millions d’euros de pertes affichés 2015 ne sont pour le dirigeant vendéen qu’un effet comptable lié aux projets de cessions. « Il s’agit d’une dépréciation exceptionnelle des écarts d’acquisition », assure le chef d’entreprise. Le résultat opérationnel courant est, lui, positif (2,4 millions d'euros), même s’il baisse de moitié et ne représente que 0,4% du chiffre d’affaires.

L'activité repart
Devant composer avec la crise du bâtiment, la direction du groupe observe ces derniers temps une amélioration de la conjoncture. Ainsi, si le chiffre d’affaires de l’exercice 2015 recule de 1,2% à 583 millions d’euros, les derniers mois sont encourageants. L’activité a ainsi progressé de plus de 3% au dernier trimestre 2015, alors qu’elle reculait depuis neuf trimestres consécutifs. Les deux premiers mois de 2016 confirment ce redressement, avec un chiffre d’affaires en croissance de 6%, tiré en particulier par la bonne forme de la menuiserie industrielle.

Hausse des investissements
Signe d’une certaine confiance en l’avenir : Herige accroît ses investissements internes, qui devraient être portés cette année à 20 millions d’euros, avec notamment la modernisation de deux centrales à béton à La Roche-sur-Yon et à La Rochelle. Ce volume d’investissement est quatre fois supérieur à celui de 2013. Pour Alain Marion, « notre réorganisation est effectuée, notre dynamique commerciale est relancée. On est confiant d’autant que le marché du bâtiment est en retournement. Quelle sera la durabilité de ce retournement ? On n’en sait rien ».

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