Le secteur du bâtiment pourrait enfin voir la fin de la crise. Après deux années négatives, la Fédération française du bâtiment anticipe une "amorce de reprise" en 2026, chiffrée à 403 000 permis de construire délivrés et 308 000 logements mis en chantier, soit + 11,2 %.
Des mesures favorables dans la loi de finances
Pour Olivier Salleron, président de la FFB, ces hypothèses positives sont liées aux "mesures favorables pour le secteur", prévues en loi de finances. Il cite notamment le maintien du prêt à taux zéro et le statut de bailleur privé pour relancer l’investissement locatif privé. Ou encore les 400 millions d’euros retrouvés pour les bailleurs sociaux grâce à la baisse de la réduction de loyer de solidarité et la préservation des enveloppes pour la rénovation énergétique des logements.
La promotion immobilière en attente de la prise en main du statut de bailleur privé
Le redressement pourra prendre du temps avant d’atteindre tous les acteurs de la chaîne. "La promotion souffre tant que le statut de bailleur privé n’est pas pris en main", selon le président de la FFB. En 2025, les ventes de logements neufs des promoteurs avaient reculé de près de 7 %.
Ce recul était marqué dans huit régions avec de très fortes baisses en Occitanie (-32,7 %) et en Centre-Val de Loire (-20,4 %). Plusieurs régions ont cependant échappé à ce mouvement comme le Grand Est (+ 10 %), les Hauts-de-France (+ 8,6 %) ou encore la Bretagne (+ 4,3 %).
Une incertitude autour de la guerre au Moyen-Orient
La guerre au Moyen-Orient préoccupe la Fédération française du bâtiment sur plusieurs points. Quid notamment de l’impact que cette crise pourrait avoir sur la confiance des acteurs et leurs intentions d’investir ?
L’envolée du prix du cuivre est aussi une préoccupation pour le secteur du bâtiment. Début 2026, le prix du matériau était en hausse de plus de 50 % sur un an.
Dans ce contexte d’incertitudes, la FFB "fait passer un message clair aux entreprises de bâtiment", selon la note de conjoncture de la Fédération. Indexer le coût de matériaux sur l’inflation dans le cadre des marchés publics et privés est selon elle, le "meilleur moyen de se prémunir contre le risque".