Cette poursuite d'activité ouvre la voie à un plan de cession. Les éventuels candidats à la reprise ont jusqu'au 8 février prochain pour se faire connaître. Leurs propositions devraient être étudiées d’ici fin février, voire début mars au plus tard.
Mecabor produit des blocs hydrauliques - ces pièces métalliques où circulent des fluides - allant de 500 grammes à 5 tonnes et pouvant servir à la réalisation de presses, de machines-outils, de matériels de levage, de pompage etc. Ses applications s’adressent à près de 150 secteurs d’activités différents : le ferroviaire, les travaux publics...
« A l'automne 2015, plusieurs clients parmi les plus importants de Mecabor ont subi des baisses d'activité, entraînant une diminution sensible des volumes de production en fin d'année, explique Michel Long, le président de Mecabor. Ce qui a conduit Mecabor à des difficultés de trésorerie, mettant en cause la poursuite de l'activité. »
Placée en redressement judiciaire en 2011, l’entreprise avait ensuite enchaîné sur un plan de continuation en 2013.
Au printemps dernier, son patron indiquait avoir atteint l'équilibre suite au redressement, mais confiait « toujours subir les effets de la crise de 2008» . Ajoutant que « la production des fabricants de biens d'équipement n'est jamais vraiment repartie, avec un sous-investissement depuis lors ». Mecabor employait environ 150 personnes il y a une dizaine d'années.