La créatrice Illustratrice de formation, Valérie Moënne réalisait des pochettes de disque et travaillait pour des films d'animation avant de se lancer dans un tout autre domaine : la création de collants fantaisie sous la marque Marie Antoilette. Elle a découvert ce milieu de la mode grâce au soutien du Village des créateurs où elle s'est installée en 2011.
Le concept
Valérie Moënne achète des collants blancs en Italie, caractérisés par une culotte noire. Elle a mis au point un système d'impression par sublimation thermique, sans ligne de raccord. Cela permet d'imprimer plusieurs motifs sur différents niveaux de la jambe. « C'est le plus des collants Marie Antoilette, qui sont vraiment pensés sur la hauteur, pour être visibles dans leur ensemble », précise la styliste. La fabrication, initialement réalisée en Chine, a rapidement été rapatriée en France.
La fabrication
« J'avais besoin de suivre de près la fabrication, de la maîtriser, » explique la dirigeante. Elle a trouvé un fournisseur de papier, Passion Couleur, à Villefranche-sur-Saône, et investi 30.000 € dans une machine de sublimation thermique en 2012. En mars dernier, elle s'est installée dans la pépinière Saône Mont d'Or, à Genay,
où elle bénéficie de services mutualisés et d'un accompagnement personnalisé.
Le développement
Distribuée dans des boutiques multimarques en France et à l'international ainsi que sur internet, la marque a livré 15.000 collants depuis septembre et se diversifie dans les foulards. Marie Antoilette a réalisé 89.000 € de chiffre d'affaires en 2012 et vise 130.000 € en 2013. Valérie Moënne prévoit d'embaucher deux personnes, actives à ses côtés sous statut d'auto-entrepreneur pour le moment. Elle envisage aussi d'acquérir rapidement une deuxième machine.
Textile. Hébergée par le Village des créateurs pour son lancement, la dirigeante a pris ses quartiers dans la pépinière Saône Mont d'Or pour passer au stade industriel.