Universités : Au Mans et à Angers, l'entreprise fait son nid

Universités : Au Mans et à Angers, l'entreprise fait son nid

L'entreprise prend une place croissante à l'université, que ce soit pour des stages ou au cœur des cursus. L'occasion d'en finir avec l'idée que la fac ne prépare pas à l'emploi.

et entreprise se tournaient le dos est révolue. À Angers comme auMans, les universités multiplient les partenariats avec les entreprises. Dans les 47 licences professionnelles de l’université d’Angers, un quart des cours est dispensé par des intervenants extérieurs. «Depuis 15 ans, nous professionnalisons les formations pour mieux intégrer les étudiants au monde du travail», confirme Didier Peltier, le vice-président de l’université d’Angers chargé des études. Même philosophie pour Rachid El Guerjouma, le président de l’Université du Maine: «Il y a, depuis très longtemps, une volonté de développer l’apprentissage.»

Au Mans, MMA, acoustique et 24 Heures

LeMans est en pointe dans le domaine de l’acoustique. Les projets avec des industriels sont nombreux. Pour la spécialité Vibration acoustique de l’Ensim, l’école d’ingénieurs, les étudiants effectuent leurs stages chez Thalès, PSA, Renault, Claas ou encore ST Microelectronics. Pour mieux valoriser ce pôle acoustique, un «Technocampus», qui réunira chercheurs et industriels, sortira bientôt de terre. La licence et les Master Banque, assurance et finance se préparent, eux, avec des intervenants de MMA. L’université a créé l’Institut du risque et de l’assurance, avec MMA mais aussi Allianz, Groupama et Amundi. Toujours en lien avec l’économie locale, le DUT et la licence professionnelle Véhicules de compétition, avec les entreprises installées autour du circuit des 24Heures duMans.

Végétal et tourisme à Angers

Angers s’est spécialisé dans le végétal et le tourisme. Le pôle de compétitivité Végépolys propose 8 licences professionnelles autour du végétal, en partenariat avec les filières du secteur et les groupes semenciers. L’Esthua, avec ses 2.500 étudiants, est la plus grande école de tourisme en Europe. Grâce à son partenariat avec le groupe Accor, des professionnels interviennent en classe et recrutent des étudiants en stage.

Accompagnement à la création

Dans les deux universités, les entreprises arrivent aussi dans des filières inattendues: avec Eiffage, les géographes de l’université du Maine étudient l’impact environnemental de la ligne à grande vitesse en Sarthe. À Angers, les étudiants en licence Négociateur trilingue (Langues étrangères appliquées) sont très courtisés par les négociants en vins de Saumur. «On a une formation Histoire et conservation en bibliothèque et patrimoine, ça sent le vieux grimoire, sourit Didier Peltier. Pourtant, ces profils sont très appréciés dans le secteur du Big Data, l’exploitation de données.» Pour développer l’esprit d’entreprise, l’université d’Angers propose même à tous ses étudiants un accompagnement à la création d’entreprise. Cette année, elle compte 150 étudiants-entrepreneurs.

Des taux d’insertion élevés

Des stratégies payantes: l’Université du Maine est la première de France en insertion professionnelle pour les sciences et techniques, d’après l’étude du ministère de l’enseignement supérieur de janvier2015. Dans le domaine des sciences, technologie et santé, 97% des étudiants ont trouvé un emploi, deux ans et demi après leur diplôme. En droit, économie et gestion, ils sont 91%. En sciences humaines et sociales, 78%. Pour l’université d’Angers, 89% des anciens étudiants en sciences et techniques ont trouvé un emploi. En droit, économie et gestion, ils sont 85%, et 88% en sciences humaines et sociales. À Angers et auMans, les équipes dirigeantes expliquent également leur succès par leurs campus à taille humaine… et la qualité de vie de la région.

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