«Une entreprise unipersonnelle peut y aller»
# Conjoncture

«Une entreprise unipersonnelle peut y aller»

L'international n'est-il réservé qu'aux grandes entreprises ? «Non», répond Dominique Brunin, délégué général de l'Uccife (Union des CCI françaises à l'étranger).



En 2012, l'international est-il devenu incontournable pour les entreprises françaises?

C'est ce que nous ne cessons de dire, voire d'imposer, à nos entreprises. Celles qui ont les moyens, notamment humains, d'y aller ne doivent plus hésiter. Face à une croissance française à moins de 1% et équivalente pour la zone euro, il faut aller chercher les marchés porteurs pour se développer.


Quels sont, justement, ces marchés?

Ils sont variés et dépendent bien entendu du secteur d'activités des sociétés. Mais on peut quand même citer les grands pays émergents, à l'image des Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine). Les pays de la couronne méditerranéenne - Maroc, Algérie, Tunisie - représentent aussi de belles opportunités, à l'instar du Vietnam, de Taïwan ou de Hong-Kong. Il suffit de s'organiser, de se structurer... et de sauter le pas.


Y a-t-il une taille requise pour être sûr de réussir ce développement à l'international?

Non. Une entreprise unipersonnelle ou un petit bureau d'études peuvent très bien s'y développer. Ce qui est certain c'est qu'il faut se libérer du temps. Un dirigeant qui a l'habitude de prendre en charge le marketing, la production, les RH de son entreprise et qui décide de s'occuper lui-même de l'export sans déléguer la moindre fonction risque de mettre en difficulté sa société sur son marché local. Il faut, encore une fois, se donner les moyens humains de réussir l'export. C'est essentiel.

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