Un trafic portuaire toujours en berne

Un trafic portuaire toujours en berne

2006, 2007, 2008 auront été des années record en terme de croissance du trafic pour Dunkerque Port. Mais depuis 2009 et l'arrivée de la crise, la vie n'est pas aussi rose sur les quais dunkerquois. Sa directrice générale, Martine Bonny le disait dans nos colonnes l'an dernier à la même période: «La situation concernant la fermeture de la raffinerie des Flandres de Total pourrait menacerl'équilibre économique du port». Elle ne s'est pas trompée. En effet, même si le port vient d'annoncer une chute moins vertigineuse qu'en 2009, le trafic 2010 est bien loin des records de 2008.




La faute de Total?

Avec une baisse de 5,1% l'an dernier, le trafic portuaire descend à 42,7MT contre 45MT en 2009. Première raison: la conjoncture difficile. Deuxième raison: l'arrêt du raffinage sur le site de Total. Alors que certains trafics comme ceux de minerais et de charbon sont respectivement en hausse de 45% (11,3MT) et 9% (6,5MT), le trafic des raffinés aura souffert de cette fermeture en enregistrant le deuxième plus gros recul du port en 2010, soit une baisse de 36% avec 4,5millions de tonnes enregistrées. Le premier concerne les vracs liquides avec un retrait de 55%, soit 5,6MT en 2010. Autres chutes constatées, celle du trafic roulier et des marchandises diverses qui accusent respectivement une régression de -10% et de -5%. Outre les résultats en demi-teinte, les investissements réalisés se sont élevés à 27,726M€ contre 46,357M€ évalués initialement. La faute à qui? Cette fois-ci ce n'est pas Total qui a le bonnet d'âne. Le projet du terminal méthanier a été une fois de plus décalé ainsi que les investissements qui en découlent.




Des hausses encourageantes

Malgré quelques tensions et une baisse globale du trafic, Dunkerque Port tire quelques bons points de ce bilan. En effet, le trafic céréalier a quant à lui réalisé une grande année avec une hausse de 64% (1,7MT). Les vracs solides s'en sont aussi bien sortis avec une croissance du trafic de 31%, soit 22,7millions de tonnes. Pour sortir de la sinistrose et de cette baisse, la direction du port souhaite investir massivement en 2011 en débloquant une enveloppe prévisionnelle de 61,4M€. Elle sera déclinée selon trois axes: la logistique, l'énergie et la desserte ferroviaire.