Un mois vu par Thomas Froehlicher

Un mois vu par Thomas Froehlicher

Thomas Froehlicher est le directeur général de Kedge Business School

La prothèse de main imprimée en 3D du petit Maxence


« Cette greffe et la technique utilisée, une prothèse imprimée en 3D en 24 heures et " designée " par ce petit garçon lui-même, marquent vraiment une disruption technologique, et cela ouvre tout un univers de possibilités. C'est extraordinaire, demain chacun sera capable d'imprimer ses rêves ! Cela prouve aussi que dans le futur, la créativité sera un domaine clé et que cette capacité aura des conséquences sur nos organisations et sur les entreprises. Avec l'impression 3D, tout le monde pourra mettre en oeuvre le mythe d'Apple et du type qui créé sa boîte dans son garage. C'est aussi un formidable espoir pour l'industrie. »


Des Gafa aux Natu

« J'ai lu un article dans la presse cet été qui parlait du passage des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) aux Natu (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber). L'article expliquait qu'on avait à peine eu le temps de prendre conscience de l'importance de ces géants du numérique qui pèsent plus lourd que l'ensemble des entreprises du CAC 40, que déjà d'autres acteurs, ceux de l'économie du partage, arrivaient et bouleversaient le système. Aujourd'hui le rythme s'accélère et on passe rapidement d'une économie à une autre et le numérique y joue un rôle très important. Uber est un exemple frappant. Ils sont leaders sans avoir aucun véhicule ni salarié. Cela pose d'ailleurs des problèmes en terme de concurrence, de réglementation, du droit du travail et de salariat. Et tout le monde peut être impacté par ces évolutions. Mon métier, l'enseignement supérieur, l'est aussi et va évoluer. Regardez le développement des Mooc, et ces profs qui mettent en ligne leurs enseignements. Qui peut dire ce que sera un diplôme demain ? Il faut être attentif. »


La victoire du Quinze de France contre l'Angleterre

« J'aime beaucoup le rugby. Je trouve qu'il y a une vraie analogie entre ce sport et l'entreprise. Le rugby c'est l'école du collectif et du management. Il faut faire jouer ensemble et impliquer des gens aux profils très différents. Au rugby tout est affaire d'anticipation et de prises de responsabilité de chacun. On est performant seulement si on travaille à une organisation au préalable. Dans l'entreprise comme au rugby, Il faut être constant dans sa capacité à anticiper, travailler son adaptabilité
, penser le coup d'après. Pour les salariés c'est un vrai challenge car parfois on ne vit pas bien ce changement mais le management c'est cela, savoir expliquer une vision du futur et accompagner le changement. »