Lille
Un mois vu par Pierre Mathiot
Lille

Un mois vu par Pierre Mathiot

Directeur Sciences-Po Lille depuis 2007 Parcours Né le 10 octobre 1966 à Montbéliard (Doubs). Diplômé de l'IEP de Paris en 1989 (section politique, économique et sociale) ; 1996: thèse de doctorat pour «acteurs et politiques de l'emploi dans la France des années 80»; 1999: agrégé en science politique ; 2004: vice-président de Lille2.

D'une élection à l'autre. «La France alterne les périodes de très forte intensité électorale et de "tranquillité démocratique". Les élections législatives vont venir clore un cycle en donnant, ou pas, au Président élu les moyens de mener son projet politique. La centralité de la présidentielle et son hyper médiatisation conduisent souvent à oublier que le Président - que l'on a tendance à croire très puissant en France - n'est rien sans le soutien de l'Assemblée nationale. C'est un peu irréel: un gouvernement est installé, commence à travailler, prépare déjà des décrets mais ne peux rien faire sur le plan législatif. Et l'on ne dit rien ici des coûts engendrés par l'organisation de quatre tours d'élection en si peu de temps. La modernité de notre vie politique et le souci du bon usage des fonds publics pourraient passer par l'organisation de la présidentielle et des législatives le même jour.»




En visite à l'école de la 2echance.

«Directeur d'une "grande" école publique, je ne suis a priori pas concerné professionnellement par les problèmes liés à l'abandon précoce des études. Invité par les responsables de l'E2C de l'Artois, j'ai passé un très intéressant moment à échanger sur les collaborations que nous pourrions mettre en place. On mesure là encore l'importance de la formation et les coûts liés à la déscolarisation marquant une carence de notre système de formation.»




Sciences-Po: une PME! «Fonctionnaire, et fier de l'être, je peux donner l'impression de vivre dans un autre monde que celui du privé, et notamment des responsables d'entreprises. Pourtant, je me surprends souvent à me dire que, au fond, mon travail, les responsabilités que j'exerce, ne sont pas si éloignées que cela. Si à priori le secteur d'activité et les objectifs que l'on s'assigne dans une école ont peu à voir avec les PME, il n'en reste pas moins que nous vivons des expériences sans doute assez proches. Le fait de faire beaucoup de choses différentes en une journée, de devoir gérer en parallèle la stratégie de l'école et les questions quotidiennes, de s'appuyer sur des équipes fonctionnant à flux tendu me font penser qu'il n'y a qu'un pas pour me dire que je gère une PME.»

Lille