Un Premier ministre Havrais...
« J'estime que c'est une très bonne chose pour Le Havre qui donne un éclairage particulier à l'occasion du 500e anniversaire du port et de la ville. C'est un concours de circonstances très heureux. Le choix d'Édouard Philippe peut nous apporter beaucoup en termes de développement économique, tant pour la place portuaire que pour l'Axe Seine dans son ensemble. »
...Mais pas de ministre de la Mer !
« Mais pour cela, il faut une véritable politique maritime et portuaire. Nous ne pouvons plus attendre, sinon dans cinq ans nous jouerons en 3e division. Nous réclamions en début d'année en présentant notre projet « Seine Port Europe » qu'il y ait un ministre de la Mer pour la seconde puissance mondiale maritime. À l'annonce du premier gouvernement d'Emmanuel Macron, nous sommes déçus. Même si nous sommes passés d'un Secrétariat d'État aux Transports à un ministère de plein exercice... C'est une avancée. »
Révision de la gouvernance portuaire
« La gouvernance portuaire doit évoluer : le tout État, c'est terminé ! Il faut plus de Région, plus de privés mais que l'État régulateur reste dans le tour de table. Je milite pour la création d'une société d'économie mixte qui regroupe ces trois partenaires pour au final n'avoir sur l'Axe Seine qu'une seule entité portuaire, car il est vital de faire des économies d'échelle. Haropa fête ses cinq ans ! C'est une très bonne chose mais aujourd'hui on doit évoluer en privilégiant l'harmonisation fiscale sur l'ensemble du territoire de l'Axe Seine pour pouvoir proposer aux investisseurs du monde entier un schéma global cohérent. De la même manière, je pense que l'on ne peut plus continuer le saupoudrage sur l'ensemble de la façade maritime française : il faut privilégier deux portes d'entrée en France, Seine Port Europe et Fos/Marseille pour centraliser les flux et engager une nouvelle dynamique. Le monde maritime change et nous devons présenter autre chose à nos clients. Il faut oser, ne pas avoir peur et faire preuve d'audace : le Président et le Premier ministre ont osé chambouler la vie politique française ; ils doivent continuer dans le domaine maritime et portuaire, c'est vital, sans quoi nous allons dans le mur. »