Un mois vu par Michel Hébert

Un mois vu par Michel Hébert

Président No-Logic Consulting à Francheville depuis 2010 Parcours Né en 1946 à Rabat, au Maroc Diplomé de l'École de la publicité et du marketing,et de l'Efap Paris Création au Maroc de la première société d'études de marché. Directeur maketingdu Loto. 1984 : création de Jump France à Lyon. 2010 : vice-président de TBWA

L




a communication du développement durable.

«Seuls 10% de la population doivent être capables de donner une définition exacte des termes employés dans l'écologie. Aujourd'hui, la communication sur le développement durable, notamment des entreprises, est faite pour se donner bonne conscience au moment du rapport annuel. Et elle émane souvent des services communication nationaux, ce qui ne peut pas fonctionner. L'économie verte n'est pas bien comprise du grand public, or elle ouvre des pistes et des espoirs pour tous. On n'a pas encore trouvé les clés sur ce sujet car on ne sait pas impliquer les gens.»




Les bassins de vie.

«Si on lie le sujet au développement durable, on constate que les préoccupations du grand public sont relatives à ce qui les touche directement. La collectivité locale est donc la bonne échelle pour initier des actions écologiques. Plus largement, les entreprises évoluent sur un marché mondial, global, mais elles doivent s'adapter aux spécificités locales. Je parle ainsi dans un de mes livres de "glocalisation". À titre d'exemple, McDonald France a fait toucher du doigt cette réalité au géant américain. Désormais, McDonald s'adapte à chaque pays, chaque bassin de vie. Et l'initiative est venue de France. Je constate que les bassins de vie sont très mal connus et mal appréhendés par les entreprises nationales. Or, il est prouvé que les meilleurs résultats au global sont obtenus par des bons résultats locaux.»




L'imprévisible.

«On a inventé les experts en prévision, les études de marché, les théories... Tous ceci a fonctionné pendant des années. Aujourd'hui, avec internet, une population mondiale qui ne cesse de croître, des marchés rapidement concurrentiels, les questions environnementales, les crises économiques, l'imprévisible...on a du mal à changer nos théories. On nous a appris à prendre le temps de réfléchir or il faut réagir dans l'instant. L'imprévisible remet en cause les fameux plans à cinq ans des entreprises. Il faut penser à un an et avoir le courage de se dire qu'il y aura des blocages et des problèmes. Il faut surtout être prudent, pragmatique et se prévoir des portes de sortie.»