Un mois vu par Jean-Michel Thouvignon

Un mois vu par Jean-Michel Thouvignon

Président Réseau Grandde (développement durable en entreprise) parcours Né le 19octobre 1955 à Roubaix Diplômé de l'École centrale de Lille en 1979 Entre chez Gaz de France en 1982 ou il fait toute sa carrière Directeur développement durable GRT Gaz en 2009

La mort de Kadhafi. J'ai beaucoup de peine à me réjouir de la mort d'un homme, en même temps, il y a un immense soulagement à voir tout cela s'arrêter. Cet épilogue de la guerre en Libye qui fait suite aux événements des révolutions arabes met en avant le fait qu'avec les moyens de communication actuels et l'évolution des sociétés, l'homme de la rue peut prendre le pouvoir et imposer la démocratie. Vandalisme. Un chauffeur de bus en région parisienne s'est fait asperger d'essence mais a réussi à s'échapper. Plus tard, un autobus a été incendié par des jeunes. Pourquoi des jeunes éprouvent-ils le besoin, l'envie de faire ça? C'est qu'ils ne se reconnaissent pas dans les règles de vie de notre société et cela doit nous interroger. En 2005 déjà, nous étions sur le fil du rasoir, en crise car des gens ne se reconnaissaient pas dans les codes de notre nation et de ce fait étaient malheureux et mal dans leur peau. Si je fais un parallèle avec les événements de mai1968, il y avait à ce moment-là, l'espoir du grand soir! Mais, ceux qui ont brûlé cet autobus n'ont pas cet espoir de trouver un monde meilleur. Je ne suis pas sûr que l'on prenne toute l'ampleur de ces événements. Ce sont des incivilités, c'est un fait. Mais, l'analyse doit aller plus loin pour trouver des solutions appropriées à apporter. Dans une société prospère, des dealers ou des marginaux auront plus de mal à entraîner derrière eux les jeunes. Ce qu'il faut voir dans ces comportements, ce sont les signaux forts d'une crise sociale et qu'il existe une fracture sociale! L'Axe Seine. C'est une opportunité rare. J'ai eu la chance d'être auditionné par Antoine Rufenacht en tant que président de Grandde, sur le développement économique de ce territoire. C'est un projet qui ne peut exister sans la ligne grande vitesse LNPN et celle-ci ne peut exister sans un projet global. Il y a une volonté politique affichée qui transcende les clivages pour réaliser ce projet. De plus, que l'on donne la parole à des acteurs du territoire comme Grandde pour qu'ils puissent faire valoir leur opinion et leurs idées, c'est aussi une étape encourageante et rafraîchissante.