Un mois vu par.. : Bruno Dupont

Un mois vu par.. : Bruno Dupont

Bruno Dupont est président, depuis avril 2016, de la société de capital risque Autonomie & Solidarité, basée à Lille. Celle-ci regroupe 2.200 actionnaires privés et publics, 80 bénévoles et une équipe de 4 permanents. En 2015, Autonomie & Solidarité a contribué à créer ou maintenir 205 emplois en région.

Le Brexit
"En dehors du résultat, la démarche en elle-même est un vrai souci. Cela montre que l'on a arrêté une partie de la réalisation européenne. On a réussi beaucoup de choses déjà en une quarantaine d'années comme le marché unique, la monnaie unique... Mais on n'a pas réussi à faire naître chez les citoyens un sentiment d'appartenance. Il n'y a pas non plus de fiscalité commune, les états se montrant égoïstes. Je suis un fédéraliste convaincu et je pense que nous avons besoin d'une Europe politique pour exister dans le monde. Peut-être que le Brexit est une chance de revoir la copie et de constituer un nouveau modèle mais c'est aussi porteur d'un nationalisme dangereux... "

L'économie sociale et solidaire
"Le label Finansol, qui regroupe toutes les entreprises solidaires, vient de publier des chiffres qui sont excellents. En 2015, il y a eu une hausse de 25 % de l'épargne associée à l'économie sociale et solidaire. Et cela devrait prendre un essor plus important avec la loi Sapin 2, en cours de discussion, qui prévoit que les établissements bancaires devront consacrer plus d'argent, dans la collecte, à l'économie sociale et solidaire. C'est une bonne nouvelle pour le secteur. De son côté, Autonomie & Solidarité soutient 20 à 30 projets par an et l'objectif est d'atteindre 40 à 50 projets d'ici 2018/2019. Nous allons travailler davantage notre notoriété pour y parvenir et utiliser de nouveaux canaux : nous sommes par exemple partenaires depuis peu de la plate-forme d'investissement solidaire 1001pact."

L'Euro 2016
"Je suis l'Euro comme tout le monde mais l'impression que cela me donne c'est : du pain et des jeux. C'est bien sûr un moment de joie collective que l'on ne peut qu'approuver, en dehors des débordements, mais il faudrait aller plus loin. Insister sur l'occasion pour ceux qui viennent de s'intéresser à la culture du pays et non pas à ses seuls résultats sportifs."