Un mois vu par Alain Mahé

Un mois vu par Alain Mahé

Directeur régional de l'AFPA LRMP depuis 2015 Parcours Né le 9 février 1965 DESS d'économie et de gestion (Montpellier 1) Est entré à l'AFPA en 1989 Formateur, puis responsable de projet, directeur de centre, directeur régional adjoint (AFPA MP), directeur de l'AFPA Rhône-Alpes (2010), et de l'AFPA LR (2013)

L
a COP 21. C'est tout d'abord un très beau succès diplomatique. Sur le fonds, il y a un fort enjeu de transition énergétique, qui fait écho à un autre enjeu, celui de la révolution numérique. Nous devons passer à d'autres modes d'énergie et réduire nos consommations, et cela passera par l'utilisation des technologies numériques. Je pense à l'usine du futur, aux bâtiments connectés et à la maison intelligente. Cette vision me plaît personnellement car je crois que ce sera source de croissance, de progrès technique, d'emploi ; mais aussi professionnellement, car ces révolutions seront sources de métiers émergents et de nouvelles formes de compétences.
La fusion des régions. C'est une bonne réforme qui donnera aux régions une taille plus favorable à l'échelle européenne et internationale. Mais qui va aussi faciliter de futures réformes, comme celles portant sur les échelons administratifs. C'est pour moi le début d'un grand mouvement. Dans notre région, cette fusion sera porteuse de développement économique car elle offre à Toulouse une façade maritime importante et à Montpellier un lien avec l'activité industrielle. Notre grande région est le 2e pôle de recherche de France, ce qui sera très attractif pour les entreprises, notamment étrangères. C'est aussi la 2e région avec le taux de création d'emploi le plus élevé - même si le taux de chômage reste élevé. Côté formation, les deux Régions ont maintenu leurs efforts budgétaires en terme de formation professionnelle. Le grand défi sera de construire une politique de formation qui accompagne les enjeux liés à la transition énergétique et à la révolution numérique.




Manuel Valls annonce un plan «massif» sur la formation des chômeurs en janvier.

Ce futur plan est crucial sur deux axes : il faut d'abord satisfaire les offres d'emploi qui ne le sont pas, en les faisant mieux connaître, en montrant quelles évolutions espérer dans leur filière. Il faut aussi instaurer des formations plus courtes pour accompagner les besoins émergents, en ligne avec les nouvelles formes de compétences et d'activités en essor.