É
douard Philippe
.
«Il a pris la présidence de la Codah dans le même esprit qu'il a succédé à la mairie à Antoine Rufenacht. C'est une page qui se tourne. En tant qu'entrepreneur je salue l'entrepreneur Rufenacht et sa vision commerciale et technique du territoire, dont on constate les bons résultats. Il a, de plus, été élégant dans sa sortie en assurant une continuité et une mise en situation de son successeur qui pourra ainsi affronter les prochaines élections avec de l'expérience. Édouard Philippe est un homme en phase avec la stratégie de son prédécesseur et a déjà fait avancer de nombreux dossiers en tant qu'adjoint, ce n'est pas un débutant parachuté. Lors de nos rencontres, j'ai senti un homme concret qui rend confiant pour la suite». Le port. «Je suis né et j'ai grandi auHavre et j'ai toujours entendu parler du port et des dockers que ce soit de leurs conditions de travail difficiles mais qui se sont améliorées, ou de leur rémunération réputée très bonne. Je ne veux pas prendre parti mais ce que je sais, c'est que beaucoup d'argent a été investi dans Port 2000 et que le port est fondamental pour notre économie. Le mettre en danger c'est fragiliser des pans entiers de notre économie. À un moment donné, il faut se poser les bonnes questions». Les difficultés des entreprises. «En 2009, on a assisté à des difficultés pour des entreprises déjà fragiles, mais depuis mi 2010, on voit des entreprises auparavant solides et bien gérées être en difficultés de trésorerie: pour moi, c'est le vrai impact de la crise. Les entreprises du bâtiment ont eu une peur panique de la chute des carnets de commande qui s'est traduite par une chute des prix de l'ordre de 20% à 25%. Mais, in fine, si la crise est réelle et la demande en baisse dans nos métiers: on a surcompensé! Cette baisse de prix a entraîné un effet d'aubaine pour les marchés notamment publics, qui a profité aux moins disant. En tant que président de la FFB je veux attirer l'attention des pouvoirs publics sur les offres anormalement basses car à un moment ou un autre, cela se paye. Évidemment, nous avons à balayer devant notre porte mais la responsabilité est partagée».
Président Fédération française du bâtiment (FFB) et des travaux publics (TP) de la région du Havre parcours A 48 ans, il est président de la société Masselin Océane (groupe Vinci énergies) au Havre, spécialisée en électricité et installation d'équipements électroniques.