La neige. «Les blocages dûs à la neige m'ont amené plusieurs réflexions. J'ai mis neufheures pour faire Montpellier - Grenoble en voiture. Je suis rentré sur l'autoroute et après trois kilomètres je suis resté totalement bloqué pendant trois heures: pourquoi m'a-t-on laissé entrer? J'ai occupé ces trois heures à travailler, comme si j'étais au bureau, avec le téléphone, l'ordinateur et la clé 3G. Ces nouvelles technologies permettent une mobilité très forte! À l'opposé, je garde l'image de ces camions bloqués sur deux voies, il y en avait des milliers, je les ai estimés à 8.000 sur mon trajet. C'est énorme! À notre époque où l'on parle tant d'écologie, ça m'a interloqué: il n'y a pas d'autres moyens pour traverser la France au XXIesiècle? Surtout quand tout est bloqué par trois flocons... Une note de joie tout de même: nous sommes en période de fêtes. La neige c'est bien pour les enfants! Leur regard montre le côté émerveillé. Et un Noël sans neige, ce n'est pas pareil!»
Le crédit impôt recherche.
«Une information m'a un peu troublé dans la préparation de la loi de finances de nos chers politiciens. Pour une entreprise innovante comme la mienne, le crédit impôt recherche (CIR) est un dispositif très intéressant qui permet d'embaucher des chercheurs ou des développeurs. Ils ont décidé de le réduire. Pas de manière drastique, mais le message qu'ils envoient aux chefs d'entreprise et aux investisseurs est important. Qu'il faille faire des efforts, je comprends, mais il ne faut pas couper ce qui fonctionne. L'État devrait être là pour accompagner les entreprises face à la concurrence internationale. Et il ne faut pas changer les règles du jeu en cours de route. La loi est votée en décembre, appliquée en janvier. Mais quel chef d'entreprise planifie au mois le mois? Quand je développe un logiciel, ça prend au moins dix-huit mois. Si je ne prends pas en compte le CIR, j'embauche moins et mon projet prendra plus de temps. Quand on change les règles, on influe sur les entreprises qui deviennent méfiantes et par la suite font très attention à ce qu'on leur propose...»
Le rugby.
«Je suis allé voir dernièrement Toulouse contre Bourgoin-Jallieu au Stade des Alpes. C'était un très beau match, je me suis régalé. Le stade était plein, ça m'a surpris. D'autant plus que je n'étais pas allé voir un match depuis longtemps. Mais je ne soutenais pas une équipe en particulier. Je suis de Béziers, mais mon équipe est au fin fond du classement!»
Président Coservit, société de logiciels informatiques à Grenoble. Parcours Naissance à Béziers en 1968. Diplômé de l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Montpellier. Il a travaillé trois ans en tant que commercial chez Alcatel puis six ans chez Hewlett Packard. Il a créé Coservit en 2006.