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Un budget de "vérité et d’efforts" présenté dans deux semaines
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Un budget de "vérité et d’efforts" présenté dans deux semaines

Antoine Armand, ministre de l’Économie, et Laurent Saint-Martin, ministre en charge du Budget et des Comptes publics, auditionnés devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, ont expliqué que la priorité sera donnée à la réduction des dépenses publiques.

Le projet de loi de finances 2025 sera présenté dans la semaine du 9 octobre — Photo : sebastien rabany

Il sera en retard, mais on connaît désormais le calendrier. Le projet de loi de finances 2025 sera présenté dans la semaine du 9 octobre ont annoncé, ce mercredi 25 septembre, Laurent Saint-Martin, ministre en charge du Budget et des Comptes publics et Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Les deux nouveaux ministres étaient auditionnés ce mercredi 25 septembre devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

L’attentisme des entreprises

Comme le sous-entendaient plusieurs indicateurs ces derniers temps, la situation financière de la France est très délicate ont confirmé les deux hommes qui ont évoqué un déficit public risquant de dépasser les 6 % du PIB en 2024. En conséquence, certains crédits gelés pour cet exercice pourraient être annulés. Les raisons de ce dérapage selon Laurent Saint-Martin ? Une partie est liée à "de moindres recettes fiscales estimées" et l’autre "à un écart dans les dépenses des collectivités locales et territoriales de 16 milliards d’euros". L’attentisme des entreprises, qui ont suspendu des embauches et des investissements après la dissolution et les dépenses massives, engagées pour répondre aux crises, ont également aggravé la situation.

Pour redresser les finances de la France, l’effort principal sera prioritairement porté sur une baisse globale des dépenses publiques pour un budget "de vérité et d’efforts". Les arbitrages sont en cours.

Pas d’impôts généralisés

L’augmentation des prélèvements ne sera donc pas le premier levier d’action. "Nous pourrons ensuite ouvrir le débat sur les recettes", précise Antoine Armand qui n’exclut pas des hausses d’impôts ciblées mais pas pour les "classes moyennes", ni pour les "Français qui travaillent". Des prélèvements exceptionnels sur les entreprises et les contribuables ayant une capacité contributive sont en réflexion. "Oui à l’ouverture d’un débat fiscal, non à des impôts généralisés", dit de son côté Laurent Saint-Martin. Les ministres n’ont en revanche pas présenté de mesures détaillées sur cette imposition, se contentant de dire que des pistes, évoquées ces derniers temps dans la presse, sont inexactes.

Enfin, initialement attendu par la Commission européenne en septembre, le document présentant la trajectoire financière de la France sur plusieurs années sera finalement présenté le 31 octobre. Le pays fait actuellement l’objet d’une procédure pour déficit excessif devant l’exécutif européen.

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