Ulysse Pila : Un déménagement et une ouverture sur le casual et sportswear
# Industrie # Investissement

Ulysse Pila : Un déménagement et une ouverture sur le casual et sportswear

Textile. Pour poursuivre le développement des marques Ulysse Pila et Reynaud Rexo, Christophe Jacques mise sur de nouveaux locaux et de nouveaux marchés.

En janvier 2012, Christophe Jacques, ancien dirigeant du groupe Ercea International (revendu en 2010 au groupe Deveaux) fait le pari de relancer Reynaud Rexo et Ulysse Pila, deux marques prestigieuses de tissu d'habillement féminin, propriétés de la PME du Chambon-Feugerolles Reynaud Rexo (42) en liquidation. « J'ai repris à la barre du tribunal de commerce les marques, les dessins, les modèles. J'ai recréé une entreprise baptisée Ulysse Pila, j'ai reconstitué les stocks et réembaucher une équipe. On a redémarré à 7 dans les locaux de mon ancienne affaire à Écully avant de déménager un an plus tard sur Limonest », rappelle Christophe Jacques.




800 m² de locaux neufs

Trois ans et demi après la reprise, le pari est en passe d'être gagné. Ulysse Pila a vu son chiffre d'affaires passer de 1,5 M€ la première année à 2,8 M€ en 2014. L'entreprise, qui compte désormais 10 salariés et réalise 72 % de son chiffre d'affaires à l'export, ambitionne une nouvelle croissance « d'environ 20 % sur 2015 », confie son dirigeant. Pour améliorer le confort de ses salariés et le contrôle qualité de ses produits, Christophe Jacques a même décidé d'investir dans la construction d'un bâtiment de 800 m² sur Dardilly (montant non communiqué). « Aujourd'hui, on est installé sur 670 m², mais ce n'est pas tant de place que l'on a besoin pour grandir. Les nouveaux locaux dans lesquels on s'installera en février 2016 seront surtout plus fonctionnels. On va pouvoir créer un laboratoire climatisé et aux normes pour le contrôle qualité de nos produits. Aujourd'hui, 80 % de ce que l'on expédie sont soumis à des normes. On a des cahiers des charges très strictes qui nous poussent à tout vérifier en interne. C'est pour cela que j'ai embauché il y a un an un ingénieur qualité », justifie le dirigeant. Cette notion de qualité est aujourd'hui au coeur de la stratégie de développement d'Ulysse Pila, qui s'est recentrée sur un savoir-faire délicat : le Jacquard. « On fuit les vices cachés qui pourraient nous coûter chers », explique Christophe Jacques.




Une question de taille

Depuis un an, Ulysse Pila s'est également recentrée sur une certaine typologie de clientèle. « On a augmenté sensiblement nos quantités minimales. Dans notre métier, il y a d'énormes clients, une trentaine dans le monde, qui sont capables d'acheter par dizaines et centaines de milliers de mètres. Il y a aussi une foultitude de clients intermédiaires qui achètent entre 300 et 5.000 mètres. Et puis, il y a une génération spontanée de petits clients parisiens qui se montent et qu'il faut aider au démarrage. Je laisse ça aux autres ! C'est chronophage et compliqué à gérer faire des tissus exclusifs sur des longueurs de 5 ou 8 mètres », explique Christophe Jacques. Dans cette optique, Ulysse Pila qui oeuvrait traditionnellement sur la haute couture (avec la marque Ulysse Pila) et sur les robes de cocktail et de soirée (avec Reynaud Rexo), s'est ouvert sur le casual et sportswear. « C'est une évolution importante que l'on doit poursuivre. Cela nous permet de toucher une clientèle capable de faire des quantités plus importantes », justifie Christophe Jacques. Sandro, The Kooples... C'est en adressant des enseignes de prêt-à-porter positionnées sur un style « habillé de tous les jours » qu'Ulysse Pila devrait poursuivre sa croissance.

Ulysse Pila



(Limonest) Dirigeant : Christophe Jacques 10 salariés CA 2014 : 2,8 M€ www.ulyssepila.org

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