UIMM 35-56 : Katell Gillouaye : «Davantage de cadres dans l'industrie »
# Métallurgie # Ressources humaines

UIMM 35-56 : Katell Gillouaye : «Davantage de cadres dans l'industrie »

L'UIMM 35-56 tient son assemblée générale ce mercredi 3 juin, à l'occasion du salon Ouest Industries, qui se tient au parc des expositions à Rennes. Katell Gilllouaye, sa présidente, fait le point sur les métiers de la métallurgie.

Vous tenez votre AG le 3 juin, au salon de l'industrie de Rennes. Quel en sera le fil conducteur ?

Nous aurons avec nous le nouveau président national de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), Alexandre Saubot, élu en mars, qui est à la tête d'une ETI familiale (Haulotte Group). Nous commencerons à 13 h par un colloque sur la performance industrielle, pour voir comment optimiser les méthodes de production, s'informer sur les nouvelles offres de services, etc. Suivra l'AG statutaire, puis à 17 h 30 une AG plénière sur le thème de « l'industrie du futur ».

Quelle forme prendra-t-elle dans l'avenir ?

Il y a cinquante ans, les gens apprenaient sur le tas. Aujourd'hui, le monde économique veut que le personnel arrive déjà opérationnel, et n'ait besoin que d'une petite formation interne. Les formations doivent donc être de plus en plus techniques. D'autant que la R & D se développe, notamment dans l'automobile, la mécanique, la chimie. Ce qui entraîne une progression du nombre des emplois de cadres et techniciens (+10 % en 5 ans) au détriment des opérateurs (-3,5 %).

Comment se porte votre secteur ?

Certains souffrent encore de l'image des « Temps Modernes » ! L'industrie a changé, il y a du recrutement. Mais nous sommes de plus en plus envahis de normes. Plus on entend parler de simplification, pire c'est ! Au lieu de faire progresser les entreprises, on cherche à les sanctionner : CICE, pénibilité... C'est incompréhensible. L'administration nous demande de plus en plus de remplir des dossiers, qui nous empêchent de nous concentrer sur l'essentiel : la recherche de nouveaux marchés et l'amélioration des conditions de travail. Résultat, on a tous peur d'embaucher.

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