Nouvelle stratégie pour TxCell. La PME sophipolitaine, spécialisée dans les biotechnologies, a décidé de se focaliser sur ses activités à forte valeur ajoutée : la recherche, le développement clinique et les partenariats stratégiques. « TxCell entend capitaliser pleinement sur sa technologie de rupture pour cibler de nouvelles pathologies auto-immunes présentant de très forts besoins médicaux comme le lupus, la sclérose en plaques ou le pemphigus (groupe de maladies dermatologiques) », précise Stéphane Boissel, son directeur général.
Améliorer le procédé de production
Concrètement, ce virage s'est traduit par la fermeture, en juin 2015, de son unité de production de thérapie cellulaire expérimentale de Besançon. Une restructuration qui lui a coûté 1,2 M€. Les activités de production seront à l'avenir sous-traitées mais, compte tenu de la spécificité de la technologie utilisée, il faudra accompagner les sous-traitants. D'où le lancement en début d'année à Sophia Antipolis d'un laboratoire dédié à l'amélioration du procédé de production de TxCell pour ses plate-formes ASTRiA et ENTRiA. L'objectif ? Accroître l'automatisation, réduire les temps de production et améliorer la rentabilité économique des produits qui en seront issus. Le nouveau laboratoire, d'une dizaine de personnes, est installé dans des locaux partagés avec GenBiotech, spin-off des laboratoires Genevrier. Il hébergera également une académie dédiée aux transferts de technologies de production.
Développer les partenariats
TxCell est aujourd'hui la seule biotech à développer des immunothérapies cellulaires personnalisées innovantes à partir de cellules T régulatrices (Treg) avec un produit en phase clinique, celui ciblant la maladie de Crohn. Elles permettent de contrôler et rééduquer un système immunitaire qui s'est retourné contre le patient et ouvrent la voie au traitement de maladies inflammatoires et auto-immunes chroniques sévères. « Le perfectionnement de nos procédés de fabrication sont une composante majeure de notre orientation stratégique », explique Stéphane Boissel. Car c'est à partir de ces deux plates-formes technologiques propriétaires que TxCell va investir dans le développement de nouveaux produits. Quelque 126 brevets ont déjà été déposés et compte tenu du potentiel - une centaine de pathologies pourraient être traitées, un marché évalué à 200 milliards de dollars par an - la biotech sophipolitaine souhaite nouer des partenariats avec d'autres laboratoires, en Europe et aux Etats-Unis. Pour se donner les moyens de ses ambitions, TxCell a bouclé en juillet 2015 une nouvelle augmentation de capital de 8 millions d'euros sous forme de placement privé auprès de nouveaux investisseurs internationaux spécialisés dans le secteur de la santé. Elle a consacré en 2015 les deux-tiers de ses dépenses opérationnelles aux activités de R&D (10,8 M?) et disposait à la fin de l'exercice d'une trésorerie de 9,2 M€, hors crédit d'impôt recherche (3 M€).
Biotech. Pour accélérer son développement, la biotech sophipolitaine mise sur le transfert de technologie et cible de nouvelles pathologies auto-immunes.