«La création d'un deuxième tube, parallèle au tunnel de Lyon Croix-Rousse, répond à la réglementation concernant la mise en sécurité des ouvrages souterrains, avance Maxime Chatard, chef de projet du chantier du tunnel de la Croix-Rousse au Grand Lyon. Mais on s'est également posé la question de savoir ce qu'on voulait faire de cette galerie. La dédier aux modes de transports doux et en faire un lieu d'expression numérique constituent les premières innovations de ce chantier.» Car à la fin des travaux, prévue pour 2014, piétons, vélos et bus pourront circuler dans une galerie de près de 1,8 km dédiée aux arts numériques. «Cette fonction artistique est encore à faire entrer dans les moeurs», avoue le chef de projet. Avec un éclairage adapté, une ventilation de l'air «meilleure que si le piéton se trouvait sur un des ponts extérieurs aux extrémités du tunnel», le nouveau tube offrira un nouveau mode de communication doux entre Saône et Rhône. Il a également été étudié pour accueillir un tramway si, un jour, ce véhicule est privilégié par les pouvoirs publics.
160 hommes par jour
Côté sécurité, les tubes seront reliés, tous les 150 m, par onze tubes de liaison pour favoriser l'évacuation en cas de problème. Autre amélioration : l'homogénéisation des systèmes d'information des tunnels lyonnais en un seul point pour la maintenance et la supervision. Chaque jour, près de 43.000 véhicules empruntent l'ouvrage. Le chantier, confié à un groupement d'entreprises mené par Dodin Campenon Bernard (groupe Vinci), a démarré en mars 2010. Près de 45 entreprises sous-traitantes interviendront sur le chantier, avec la présence quotidienne d'une centaine d'hommes pour les travaux et une soixantaine pour le bureau d'études. Le montant du marché est de 172M€.
- www.tunnelcroixrousse.fr
Si la première fonction du percement d'un deuxième tube du tunnel de la Croix-Rousse est la sécurité,le projet envisage aussi l'installation d'une galerie d'art numérique.