Triskel : Gérer sa croissance en améliorant son ergonomie
# Industrie # Investissement

Triskel : Gérer sa croissance en améliorant son ergonomie

Pour faire face à la croissance de ses flux, Triskel améliore son ergonomie.

L'usine de charcuterie Triskel à Lorient vient de se voir attribuer 30.000 € par la Caisse régionale d'assurance-maladie de Bretagne (Cram). Une goutte d'eau par rapport aux montants que cette filiale d'Intermarché a déjà investis dans l'amélioration de son ergonomie: 150.000 € pour les matières premières, 400.000 € pour le boudin noir... Cette aide témoigne néanmoins d'une reconnaissance de l'institution Cram, d'ordinaire plus leste à sanctionner qu'à subventionner, surtout lorsque les entreprises font travailler leurs salariés dans des conditions qui génèrent troubles musculo-squelettiques et maladies diverses. «Les entreprises paient ce qu'elles coûtent», explique Philippe Dubois, contrôleur à la Cram. «Si le taux de sinistre monte, le taux de réparation aussi, en pourcentage de la masse salariale.» À tel point que ces montants peuvent vite finir par pomper toute la marge de l'entreprise. «Notre rôle est de les inciter à se lancer dans des démarches d'amélioration de l'ergonomie puis de les accompagner», complète Jean-Marie Rousselet, ingénieur-conseil à la Cram.




Production doublée

Les salaisons du Guémené, établies sur 5.000m² à Lorient, ont vu leur production plus que doubler en sept ans, pour s'établir à 6.000 tonnes: 30% d'andouille, 30% de salaison, 30% de boudin, 10% de produits de niche. «Nous partions de loin, nous n'avons pas toujours été très bons lorsque notre personnel a augmenté dans des proportions énormes», reconnaît Michaël Legay, qui veut diminuer la part d'intérim et le turnover dans sa soixantaine de CDD, sur 112 CDI. «Je veux assurer mon développement sans casser mon personnel.L'avantage d'une démarche participative, c'est qu'on dépense moins d'argent qu'avec, par exemple, un consultant car les salariés savent très bien ce qui est améliorable.» Exit donc les pains congelés tranchés à la hache. Naguère stockées dans des bacs de 25kg, les matières premières transitent désormais dans des réceptacles de 600kg et sont propulsées dans des "pompes à béton". Si on voit encore des salariés utiliser une pelle pour enfourner la farce des boudins, de nombreuses aires ont été automatisées, sécurisées. Demain, courant 2009, ce sera au tour du bacon d'être optimisé, à travers un investissement de 150.000 €.




Salaisons du Guémené/Triskel. 24M€ de CA. 180 personnes à Baud et Lorient. Tél.: 02.97.64.04.10.

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