Trésorerie : Le nerf de la guerre

Trésorerie : Le nerf de la guerre

Une entreprise très rentable peut se retrouver en dépôt de bilan si elle est à court de cash. Avant de penser aux investissements à long terme, encore faut-il assurer le financement du quotidien.

«C'est la trésorerie qui permet de faire la différence entre les entreprises les plus robustes et les plus fragiles», rappelle Christian Lattore, conseil en financement et fondateur du cabinet Levage de Capitaux. La période d'atonie que l'on vient de traverser a certes appris aux entreprises à ajuster leur besoin en fonds de roulement (BFR) à la baisse de l'activité.




Ligne de crédit court terme

Mais la maîtrise de l'augmentation de son BFR en début de reprise d'activité relève d'un exercice autrement plus compliqué, puisque les dépenses liées à l'augmentation des commandes devancent les encaissements. C'est la gestion de ce décalage qui s'avère très risquée pour l'entreprise qui a rogné ses marges de manoeuvre par une gestion de sa trésorerie au jour le jour. Le maître-mot est bien sûr d'anticiper en négociant avec sa banque une ligne de crédit court terme étayée par un carnet de commandes bien rempli ou, si elle renâcle, opter pour un Dailly qui préfinancera vos créances pour un coût équivalant au taux bancaire de base, auquel s'ajoute une marge comprise entre 1,10 et 5%. Une solution d'affacturage peut aussi vous apporter une bouffée d'oxygène ponctuelle moyennant des commissions qui oscillent entre 0,15% et 1,3% du chiffre d'affaires TTC délégué.