Travaux publics : Lettre ouverte aux élus
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Travaux publics : Lettre ouverte aux élus

La Fédération Régionale des Travaux Publics a adressé fin février un courrier aux candidats aux municipales pour qu'ils disent leurs intentions en matière d'investissements.

Les premiers courriers ont été expédiés le 27 février dernier à tous les candidats aux élections municipales de mars. La cible : les communes de plus de 10.000 habitants de Haute-Normandie. L'objectif : connaître leurs intentions en matière d'investissement sur la prochaine mandature. L'enjeu est de taille pour la profession qui revendique quelque 10.000 salariés en Haute-Normandie répartis au sein de 350 entreprises. Un secteur qui a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires cumulé de près de 1,3 milliard d'euros. « Globalement, cela s'est un peu mieux passé que prévu », reconnaît d'ailleurs Philippe Pirquin, le président de la FRTP. « Nous étions très inquiets en début d'année, mais nos entreprises ont connu un surcroît d'activité en fin d'année ». Une accélération « traditionnelle » pour cause d'échéance électorale, qui ne suffit pourtant pas à rassurer pleinement des professionnels en manque de visibilité.




Les commandes des CG structurellement en baisse

De la visibilité, c'est en somme ce qu'ils demandent aux futurs élus à travers cette lettre ouverte, déclinaison locale d'une action de lobbying plus générale de la Fédération au plan national. « La commande publique représente 45 % de notre activité », explique le représentant de la FRTP. Sans compter les 20 % directement liés aux activités des groupes publics électriciens et gaziers. « Les commandes des conseils généraux qui ont en charge les routes, notamment, sont structurellement en baisse », souligne Philippe Pirquin qui rappelle que le réseau normand, ce ne sont pas moins de 68.000 km de routes ! Dans le même temps, les « blocs communaux » montent en puissance avec à la clé un risque pour les PME : que les futurs appels d'offres à l'échelle de ces territoires élargis soient groupés et donc plus difficilement accessible aux petites entreprises. La FRTP s'en est émue auprès de Frédéric Sanchez, actuel président de la CREA et futur -probable- homme fort de la Métropole rouennaise, en proposant notamment de multiplier les lots « afin que les marchés ne soient pas réservés demain aux grands groupes ».



Guillaume Ducable

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