«Dans un monde qui bouge continuellement, les PME ont le sentiment que les choses vont beaucoup trop vite. En fait, les solutions sont autour de nous», affirme Sébastien Littmann, membre du club Facilities Management, lors d'une rencontre Prospectives et réseaux à la CCIT de Rennes. Pour répondre aux problèmes actuels rencontrés par les sociétés de petites tailles, l'innovation et l'alliance sont des solutions en vogue. Anis Bouayad, docteur ès sciences de gestion et consultant en stratégie, démontre par l'intermédiaire d'études américaines que les entreprises performantes aujourd'hui ne sont pas celles qui ont les plus grandes tailles. «Il faut casser un tabou, la stratégie de la taille maximale, elle n'est plus payante. L'innovation permanente si», affirme le chercheur. Il établit que le management moderne né pendant les Trente Glorieuses est dépassé.
S'implanter à l'étranger pour prospérer
Les entreprises ne sont plus en position de force face au marché, elles n'ont plus de pouvoir réel sur leurs clients. «Celles qui progressent sont d'une part, celles qui ont un projet d'équipe, et d'autre part, celles qui n'ont pas peur de s'allier avec d'autres», explique Anis Bouayad. Il évoque notamment le fait que les PME allemandes sont compétitives car elles s'implantent à l'étranger et envisagent des alliances avec des entreprises complémentaires. «On prend du CA sur place et on booste le volume d'exportation à partir du pays d'origine finalement.» Ainsi, Taztag, une start-up installée et spécialisée dans le développement de technologie sans contact avec la biométrie, travaille en permanence avec des collaborateurs étrangers. «Tout le monde fonctionne grâce au transfert d'intelligence. Nous ne fabriquons pas les téléphones par exemple, on va chercher des partenaires experts en la matière», explique Ismail Sabry, R & D manager.
Le client est devenu roi
Anis Bouayad présente ainsi sa théorie de la stratégie gagnante basée sur trois portefeuilles: l'activité, qui est la matrice du système et qui doit sans cesse être innovante, le territoire qui est imposé par la nature de l'activité, et enfin les alliances, «le nerf de la guerre». «L'alliance c'est le curseur indispensable pour coller à ce portefeuille d'activité et de territoire», avance-t-il. Avant de conclure: «il ne faut pas oublier une chose: il est nécessaire de bien penser le client, car le client est roi. Les entreprises doivent surveiller l'aval!»
réseau Les petites et moyennes entreprises doivent faire face à la concurrence et à l'évolution des marchés. Anis Bouayad propose l'alliance comme solution.