Toulouse : Les réseaux de Joël Echevarria
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Toulouse : Les réseaux de Joël Echevarria

Le directeur des services à Toulouse School of Economics (TSE), engagé dans plusieurs réseaux et associations, est aussi un créateur de liens.

L'envie de partager et de donner, Joël Echevarria la porte depuis son enfance, à travers des valeurs familiales. Il la résume de cette manière : « La solution ne vient pas d'en haut : on a tous un bout de la réponse. On n'est pas sur Terre que pour s'occuper de soi. » Ce fil rouge, celui qui est depuis 2011 directeur des services à Toulouse School of Economics (TSE) le suit à travers différents engagements citoyens et professionnels. Un homme de réseaux donc, mais davantage intéressé par les échanges que par le business car, comme il le souligne, il n'a « rien à vendre ni à acheter ». Arrivé à Toulouse en 1999, c'est au Centre des jeunes dirigeants (CJD) qu'il adhère en premier, pour « rencontrer des gens et apprendre des pratiques managériales ». Grandir plus vite en étant confronté aux expériences des autres, voilà un bénéfice de l'esprit de réseau, au-delà de « Passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe », sourit-il en citant Nicolas Sarkozy.




Sa vision du réseau

Il se rapproche au même moment de l'association des anciens de Toulouse Business School (TBS), dont il devient vice-président jusqu'en 2004 ainsi que responsable du magazine. Mais s'il reconnaît que les réseaux sont importants à Toulouse (plus qu'ailleurs) pour progresser professionnellement, il ne faut pas selon lui sur-estimer ce pouvoir. Exemple : « Quand j'ai voulu quitter TBS (dont il était le directeur de développement de 2004 à 2010, ndlr), j'ai trouvé mon poste actuel sur internet, via un cabinet de recrutement bordelais, avec des entretiens menés par des personnes que je ne connaissais pas », se souvient-il, affirmant que le réseau est important « pour avoir de l'information », mais qu'ensuite, « on est toujours tout seul ». Depuis 2012, Joël Echevarria est membre du Club Management et Ressources Humaines (CMRH), où il y cherche de bonnes pratiques en matière de gestion du personnel, en phase avec son nouveau poste de directeur des opérations à TSE. « Les échanges permis par ce club m'ont beaucoup nourri », reconnaît-il. Il a aussi été impliqué dans la Mêlée, dont il a été vice-président, « pour ne pas rater le coche de l'émergence des TIC et de l'innovation technologique. »




Un réseau pour professionnaliser le fundraising

Mais ce néo-Toulousain de 50 ans s'est également frotté à la création de réseaux. En 2006, il crée avec trois amis l'antenne régionale de l'Association française des fundraisers. Objectif : identifier les personnes qui levaient des fonds au sein de fondations ou d'associations et animer cette communauté. Pourquoi cette implication dans le fundraising ? « J'avais créé la fondation de TBS en 2005 et à TSE, je suis salarié de la fondation de l'école », explique Joël Echevarria. « Les gens des milieux culturels apprennent beaucoup aux gens de l'enseignement supérieur et inversement. Cela permet de professionnaliser le fundraising. » Autre défi, initiative plus personnelle, celle de la création du club de réflexion La Compagnie Riquet en 2013. Pour réfléchir, au-delà des clivages politiques, à de nouvelles politiques centrées sur la métropole toulousaine. Très actif pendant la dernière campagne municipale, avec trois débats impliquant des candidats, basés sur des travaux de réflexion des membres de La Compagnie Riquet, le club a connu un creux par la suite pour se relancer depuis l'été 2015. Avec en ligne de mire, des réflexions à mener en vue des élections municipales - mairie et métropole - de 2020. Pour le directeur des services de TSE, cette initiative citoyenne est une manière d'impliquer la société civile qui ne peut tout attendre de l'État, assez proche du mouvement Bleu Blanc Zèbre lancé par Alexandre Jardin.




Implication associative

Des réseaux professionnels, citoyens mais aussi associatifs : Joël Echevarria, qui avait co-fondé et présidé à 20 ans l'antenne toulousaine des Restos du coeur, est aussi président bénévole de l'association ASA dédiée au maintien à domicile d'un millier de personnes dans la région toulousaine et le Lauragais. Et donne à l'occasion des coups de main au club d'entreprises FACE Grand Toulouse. « Cette notion de partage devient fondamentale », dit-il, lui qui évoque une régression totale dans la société et une banalisation de cette régression. « Ne rien faire aujourd'hui, alors que des manifestants en viennent à crier " Dehors les étrangers ", c'est être coupable. On peut tous dédier une heure par semaine à quelque chose. » Une fibre sociale qui lui fait d'ailleurs confier un rêve : être utile sur le plan social tout en pouvant en vivre.

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