Toulouse : Le drone Diodon, une idée gonflée de trois étudiants
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Toulouse : Le drone Diodon, une idée gonflée de trois étudiants

Des étudiants toulousains créent le Diodon, drone ultraléger et transportable. Leur start-up Airvada vise le marché des sportifs.

Antoine Tournet et Roman Luciani, tous deux étudiants en deuxième année à l'école d'ingénieurs Isae-Supaero à Toulouse, et leur comparse Marco Lopez, en école de commerce à Lille, débutent l'aventure Airvada fin 2014. Antoine et Marco sont passionnés de kitesurf, Roman de drones... Une rencontre opportune. Le trio donne naissance à un drone aux bras gonflables et repliables, inspirés des boudins pneumatiques des ailes de kite. Son nom ? « Le Diodon, comme ce poisson qui gonfle pour effrayer son agresseur », explique Antoine Tournet. Ce quadri-rotor stable, une première dans le monde des drones, est pensé pour des sportifs qui souhaitent filmer leurs performances en extérieur.




Le concept

Le Diodon est léger, moins de 1,2 kg. Il est facilement transportable car il mesure 20 cm une fois replié. Gonflé, il se déploie sur un mètre d'envergure et peut se poser sur l'eau. « Notre Diodon est parfait pour les sports aquatiques car il est insubmersible. On peut le qualifier de 4x4 des drones ou de GoPro 2.0 à titre de comparaison », souligne Antoine Tournet. Une application sur Androïd et bientôt sur tous types de smartphones permet un vol assisté autonome. Hormis les sportifs, les militaires pourraient être aussi intéressés, en particulier les forces spéciales, dans le cadre de missions de reconnaissance.



Les perspectives


Les trois cofondateurs ont déposé un brevet en février 2016. « Pour cela, nous avons bénéficié d'une aide financière de 5.000 ? de la fondation de l'Isae-Supaero. Nous avons également lancé une prévente du Diodon sur notre site internet qui a enregistré une centaine de commandes, dont la moitié en provenance des Etats-Unis », détaille Roman Luciani. La prochaine étape sera la pleine commercialisation d'ici à la fin 2016 avec à la clé, une levée de fonds par crowdfunding. « La production est pour l'instant toulousaine auprès d'un atelier de voilerie spécialisé. Mais à l'avenir, pour de plus grandes séries, nous envisageons une sous-traitance en Chine », développe Antoine Tournet. Les étudiants se donnent un an pour peaufiner leur plan de vol avec un objectif de 250.000 euros de CA dès 2017.

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