Toulouse EuroSudOuest est un projet à grande échelle dont on ne verra le bout qu'en 2030, voire plus. Mais le futur Matabiau est bel et bien enclenché avec une première phase démarrée en ce début d'année : la rue Bayard qui accède à la gare est en travaux depuis janvier (interruption pour la coupe d'Europe et reprise en septembre), et les chantiers du parvis et des abords immédiats de la gare vont démarrer début 2017. Idem pour la voie de dépose minute, les abords du canal du Midi et les allées Jean-Jaurès qui prendront l'allure de ramblas (à découvrir en 2019). « Fin 2019, tous les abords de la gare seront requalifiés et embellis », annonçait Jean-Luc Moudenc maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole lors de la présentation du projet le 12 mai dernier. Coût des aménagements métropolitains de cette première tranche (2016-2020) : 22 millions d'euros.
Un pôle économiq
ue citadin
Le grand brainstorming sur ce projet TESO (pour Toulouse EuroSudOUest) a démarré en 2009. Nous sommes aujourd'hui à la phase de concertation préalable, qui a démarré le 29 mars dernier. Celle-ci a été engagée par Toulouse Métropole avec ses partenaires : l'État, la Région, le Département, la SNCF et Tisséo-SMTC. Cette concertation est supervisée par Europolia, la société publique locale d'aménagement de Toulouse Métropole et sera clôturée ce 28 juin. Deux enjeux urbains majeurs ressortent du projet : la création d'un pôle économique en centre-ville et le renouvellement urbain aux alentours de la gare, en conséquence de l'aménagement d'un pôle d'échanges multimodal à Matabiau (
réaménagement de la plate-forme d'échanges entre le métro, les trains, les vélos, les voitures, les passants, les voyageurs...).
Hausse du flux de voyageurs
Le quartier de la gare est une zone idéalement placée : en centre-ville, à proximité du canal et du métro ligne A qui sera connecté à la future 3e ligne de métro.
Jean-Luc Moudenc veut en tirer partie et « enfin permettre aux entreprises de s'installer en centre-ville » : 300.000 m² de bureaux, 2.000 logements et entre 40 et 50.000 m² de commerces sont prévu
s. Un quartier qui grouillera, en partie grâce au triplement du flux de voyageurs annoncé à l'horizon 2030. L'effet LGV
?
On se contentera pour l'instant de l'incidence de la ligne Tours-Bordeaux qui doit drainer un supplément de 1 million de voyageurs à Matabiau (9 millions de voyageurs par an aujourd'hui).
Juliette Jaulerry
Sans attendre la LGV, le projet de métamorphose du quartier de la gare Matabiau se concrétise avec notamment 300.000 m² de bureaux programmés en plein centre-ville.