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Torq Electric Motion accélère son développement industriel
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Torq Electric Motion accélère son développement industriel

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La start-up du Loroux-Bottereau (Loire-Atlantique), Torq Electric Motion, a décroché le label France 2030. Une étape importante dans son développement industriel, alors qu'elle affiche une croissance qui double chaque année et une production qui suit quasiment le même rythme.

Kévin Civilise et Walter Pageot, cofondateurs de Torq EM, une start-up industrielle nantaise qui propose d'électrifier les engins off-road — Photo : David Pouilloux

C'est une étape de plus dans le développement rapide et continu de la start-up Torq Electric Motion. Basée au Loroux-Bottereau, au sud de Nantes, elle a décroché le label France 2030, un plan qui vise notamment à investir massivement dans l'innovation et à rattraper le retard industriel français. "C'est un pilier majeur pour le développement de Torq", affirme Walter Pageot, le cofondateur et PDG de l'entreprise fondée en 2023.

Mise en production du réducteur de roue

Après l'obtention de ce label et des financements qui lui sont associés (dont l'entreprise ne souhaite pas communiquer le montant), les choses vont s'accélérer encore davantage pour la start-up, qui s'est spécialisée dans un composant technique encore méconnu, mais essentiel à la motorisation électrique : le réducteur de roue. Concrètement, Torq conçoit des systèmes compacts qui viennent se loger directement à proximité des roues des véhicules tout-terrain – les fameux véhicules off-road – pour transmettre efficacement la puissance du moteur électrique. Ces réducteurs permettent d'adapter la vitesse et le couple moteur aux besoins du terrain, offrant plus de force et de précision, notamment pour grimper, tracter ou franchir des obstacles. "Nous allons pouvoir mettre en production notre réducteur. Nous visons 300 exemplaires cette année et environ 500 par an à partir de 2026", détaille Walter Pageot.

Un million d'euros de commandes depuis janvier 2025

Pour accompagner ce développement, Torq prévoit de déménager à partir de juillet 2026, toujours dans le sud de la Loire-Atlantique, mais dans des locaux deux fois plus grands. Le recrutement suivra cette logique, puisque la start-up souhaite embaucher deux personnes d'ici la fin 2025, pour accompagner les quatre autres déjà présentes.

Côté chiffre d'affaires, celui-ci suit la même voie. Sans en indiquer le montant exact, Walter Pageot affirme qu'il va doubler cette année par rapport à 2024, et devrait faire de même en 2026. "Depuis ce mois de janvier, nous en sommes à environ un million d'euros de commandes pour nos réducteurs."

En parallèle, Torq développe un système d'électrification pour des fonctions précises de véhicules, comme une grue ou une benne. Elle souhaite lancer la production cette année, hors label France 2030, et prévoit un revenu de 200 000 à 300 000 euros en 2026 rien que pour ce système. D'autres projets sont également dans les cartons, mais la start-up veut d'abord se consolider avec l'existant, tout comme elle ne souhaite pas s'internationaliser pour le moment.

Nantes # Industrie # Industries du transport # Start-up # Investissement industriel