Thivolle : Renault à l'offensive sur le marché stéphanois
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Thivolle : Renault à l'offensive sur le marché stéphanois

Repris le 1eroctobre par le groupe Thivolle, Renault Saint-Étienne passe à l'offensive. Objectif: reconquérir des parts de marché sur les véhicules particuliers.

Thivolle a entériné, le 1eroctobre dernier, le rachat de la filiale stéphanoise de Renault Retail Group (RRG). Présent dans le Rhône et la Saône-et-Loire, le groupe porte ainsi à 11 le nombre de ses concessions (7 Renault, 3 Nissan et 1 Citroën) et devrait désormais figurer dans le top 20 des distributeurs automobiles français avec près de 280M€ de chiffre d'affaires. Initialement annoncée pour le début du mois d'avril, l'opération a pris un peu plus de temps que prévu. Craignant une vague de licenciements, les syndicats et les employés de Renault Saint-Étienne se sont mis à l'époque en grève pour protester contre la vente de la succursale. Avec un chiffre d'affaires passé de 82 à 76,5M€ entre2006 et2007 et près de 4M€ de pertes accumulées sur les six derniers exercices, ces craintes semblaient justifiées.




Réorganisation interne

Finalement, le groupe Thivolle a décidé de reprendre l'ensemble des 118 salariés. «Nous avons racheté les murs et le fonds de commerce. Les salariés font aussi parties de ce fonds de commerce. Ce sont des professionnels, ils ont été formés par Renault et sont très attachés à la marque», commente Guillaume Pierre, le nouveau directeur. Recruté par Thivolle dans le cadre du rachat de Renault Saint-Étienne, cet ancien cadre dirigeant de RRG et de sa filiale financière RCI Banque, a dû toutefois procéder à une réorganisation interne. «Il a fallu remplacer l'encadrement avec l'arrivée d'une équipe de 6 personnes dont je fais partie. Nous avons aussi revu quelques points afin d'optimiser et de rationaliser les compétences de nos effectifs», explique sans plus de détails Guillaume Pierre. Fort de cette nouvelle organisation, la concession, rebaptisée Auto Distribution Saint-Étienne, s'est fixée pour objectif de «revenir le plus rapidement possible à l'équilibre financier, tout en assurant un haut niveau de qualité de services aux clients», confie Guillaume Pierre. Et de poursuivre: «Renault n'a pas la place qui devrait être la sienne sur le marché stéphanois». En effet, avec un taux de pénétration de 21,64% à fin septembre, Renault reste la première marque sur le secteur stéphanois, mais accuse toutefois un recul de 2 points par rapport à l'année antérieure (23,68% à fin septembre2007) sur un marché lui-même en légère hausse (+2,7% d'immatriculations). «Nous avons deux à trois points à rattraper. On les fera en reconquérant des parts de marchés auprès des particuliers», confie Guillaume Pierre.




Reconquête du particulier

Pour y parvenir, le concessionnaire mise sur son réseau secondaire. «30 agences ont des contrats avec Renault Saint-Étienne sur la région stéphanoise. C'est par ces agences que passera la reconquête», affirme le directeur. En effet, si la marque au losange parvient à maintenir un niveau de vente performant sur Saint-Étienne intra-muros, c'est loin d'être le cas en périphérie où le taux de pénétration peine à dépasser les 16%. Pour progresser sur ces territoires où la concurrence fait rage, Guillaume Pierre compte sur le «plan produit ambitieuxde Renault avec le lancement en fin d'année de la nouvelle famille Mégane», mais aussi sur la marque Dacia qui ouvre les voies d'un marché complémentaire pour le concessionnaire. «Nous n'avons pas d'objectif de chiffre d'affaires pour 2009, mais si Thivolle a décidé de reprendre Renault Saint-Étienne, c'est que nous sommes persuadés qu'il y a du potentiel», conclut Guillaume Pierre.

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