Le Rafale de Dassault s'exporte bien et offre de belles retombées économiques à son partenaire Thalès Microelectronics, à Bordeaux-Mérignac mais aussi en Bretagne. Sur le site d'Étrelles, qui fabrique des cartes électroniques pour le radar avant logé dans le nez de l'avion de chasse, Thalès recrute en conséquence : 140 emplois supplémentaires (CDI et CDD dont les deux tiers en production et un tiers en supports) sur 2016 (85 en 2015) et, pour 2017, « les tendances devraient être similaires à celles de 2016 » de source interne, pour un effectif total actuel de 570 salariés. Pour assurer l'équipement d'un peu plus de deux Rafale par mois, jusqu'en 2019 au moins. Cette antenne active est ensuite envoyée en Gironde où elle est intégrée au radar à balayage électronique, puis testée.
Le Rafale représente aujourd'hui la moitié de l'activité du site industriel breton qui a dû être agrandi de 500 m² et travaille actuellement à 80 % pour des marchés de la Défense. Étrelles fournit également des sous-ensembles pour le site Thalès de Brest qui assemble le système de brouillage-détection « Spectra » du Rafale. La guerre électronique a encore de belles perspectives devant elle.