Taxis-motos : Des bâtons dans les roues en province
# Conjoncture

Taxis-motos : Des bâtons dans les roues en province

Huit heures sonnent, le périphérique est embouteillé mais peu importe: votre taxi-moto se faufile rapidement entre les voitures et vous dépose à l'heure à l'aéroport. Ce mode de transport séduit de plus en plus et l'activité en plein développement avec toutefois de sérieuses nuances entre Paris, ville pionnière, et le reste de l'Hexagone.




«Clientèle plus limitée»

«Paris et la province, cela n'a rien à voir, acquiesce Ouassini Laouedj, secrétaire du syndicat UNSA pour la branche transport de personnes. Ce métier est fait pour Paris à cause des embouteillages et de la densité de population.» Les taxis-motos se sont implantées plus tardivement en province et les taxis traditionnels ne voient pas cette activité d'un très bon oeil. «Et puis ici, la clientèle est plus limitée, ajoute Sébastien Le Maguet, de la société TMT, basée à Marseille. C'est aussi propre au Sud: les gens utilisent beaucoup les deux roues car il fait souvent beau. Alors on doit cumuler un autre travail pour survivre. Moi je conduis des poids lourds.»




La demande existe

Autant de facteurs défavorables qui n'empêchent pas de nouveaux entrepreneurs de se lancer dans l'aventure. Pourquoi? Parce que la demande existe. «Aux heures de pointe, on n'est pas assez nombreux pour assurer le service», ajoute Sébastien Le Maguet. La clientèle des taxis-motos reste généralement composée de cadres et de dirigeants d'entreprises mais les particuliers remarquent peu à peu les avantages d'un tel service, même s'il coûte plus cher que le taxi. «Les particuliers découvrent les motos-taxis quand ils n'ont pas d'autre solution et ensuite, ils adoptent le système», confie Samy Belaïd, de Paris Driver. À Paris comme à Marseille, les chauffeurs ont un point commun: pour eux, les taxis-motos ont de l'avenir.

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