Taillé pour les primo-exportateurs
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Taillé pour les primo-exportateurs

Malgré une chute des volumes d'importation, la Grande-Bretagne reste une destination phare pour les exportateurs français.

- 46,2% pour les importations de voitures, - 7,3% pour les importations de biens de consommation ou encore - 18% pour les importations de produits manufacturés non finis: les chiffres du quatrième trimestre 2008 semblent prouver que le Royaume-Uni ne constitue plus un terrain de chasse pour les exportateurs français. Et ce d'autant plus que les prix à l'importation ont augmenté de 14,3% dans la foulée, hors pétrole. Dans ce cadre, faut-il rayer de ses marchés la Grande Bretagne ? 15.243 entreprises françaises y ont tout de même exporté l'an passé, pour un total de 32,17Md€... Pour Patrick Ferron, directeur d'Altios International, cabinet de conseil en export, le marché britannique présente toujours des intérêts, surtout en cette période de crise, qui incite les entreprises à s'enhardir en dehors des frontières hexagonales pour chercher de nouveaux débouchés. «Le marché reste stratégique, et bien taillé pour des primo-exportateurs. Il est toujours plus facile de démarrer l'export sur un marché proche, qui limite les contraintes géographiques et culturelles. De plus, travailler à l'export sur le marché britannique, peut permettre de rassurer de futurs partenaires nord-américains ou asiatiques, qui sont toujours friands de références glanées outre-Manche. En ce sens, il peut constituer un tremplin, même s'il n'est surtout pas question de faire du décalque: chaque pays est différent», explique-t-il. Avec un protectionnisme inexistant, une pression fiscale basse et un bon climat d'affaire (la Coface souligne un indice des incidents de paiement satisfaisant), la Grande-Bretagne reste toujours un marché à étudier de près, d'autant que plusieurs secteurs sont passés entre les gouttes de la crise (voir encadré). Et d'ailleurs, celle-ci ne pourrait pas s'éterniser, comme l'explique la Confederation of British Industry, qui estime que la croissance pourrait être de nouveau au rendez-vous dès le premier trimestre 2010. Les places sont donc à prendre dès maintenant. Et pourquoi pas en devenant plus qu'un simple exportateur. Avec une Livre qui est passée il y a peu sous le seuil des 1,2 €, le pays offre de bonnes opportunités sur le front de la création de filiales ou du rachat d'entreprises locales.

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