C'est une volonté nationale du Syntec de renforcer son poids en régions. « En route vers la régionalisation », signe Viviane Chaine-Ribeiro, la présidente nationale de la fédération des métiers de l'ingénierie, du numérique, des études et du conseil. Jusqu'ici très jacobine, cette 5e fédération au sein du Medef national pèse 117 milliards d'euros de chiffre d'affaires, via 80.000 entreprises représentant 910.000 emplois. En Ille-et-Vilaine, ses trois branches fédèrent 1.586 sociétés qui portent 13.992 emplois dont 12.700 rien que pour le numérique.
Défendre un pan de l'économie locale en plein essor
Désormais, le Syntec siège également au Medef Bretagne, dont il est la 18e branche. C'est Marie-Laure Collet, dirigeante du cabinet de recrutement Abaka Conseil à Bruz, qui en est chef de file pour trois ans. « Nous sommes un acteur économique qui compte, un secteur qui pèse ! », s'enthousiasme la nouvelle représentante, entourée de Pascal Lefevre (Safege-Suez) pour l'ingénierie et de Xavier Michard (SII Ouest) pour le numérique. « Nous avons besoin de prendre part au débat régional sur l'emploi, la formation professionnelle, etc. Il nous fallait gagner du poids car nos métiers restent méconnus. Il y a une méconnaissance de ce qu'apporte leur valeur ajoutée, insiste Marie-Laure Collet. Les entreprises ne sont pas formées à acheter du conseil. » Xavier Michard en témoigne : « Nos clients se font attaquer sur leur recours à prestation, par rapport au forfait jour. » Le trio entend donc prendre la parole pour défendre la profession, promouvoir ses nombreux métiers (171 dénombrés), animer leurs réseaux, mais aussi attirer de nouveaux talents. « Nous avons une pluralité de métiers, 97 % en CDI, quasiment partout en déficit. »
La fédération professionnelle des métiers de l'ingénierie, du numérique, des études et du conseil siège désormais au sein du Medef régional.