Partout où il y a un disjoncteur professionnel dans une installation sans surveillance, Surtélec peut assurer son réenclenchement automatique en cas de coupure grâce à un boîtier maison. L'intérêt est évident pour des sites sensibles, dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des télécoms, des infrastructures comme les autoroutes... Créée en 1994, l'entreprise rennaise d'une dizaine de salariés en a fait sa spécialité. « Nous réalisons quatre millions d'euros de chiffre d'affaires dont la moitié à l'export, beaucoup en Afrique dans les télécoms », explique Éric Lesieure, son directeur.
Des partenaires dans l'Ouest
Dernièrement, Surtélec a dû innover pour son client Orange. « Nous avons créé un produit spécifique qui s'adapte à un nouveau disjoncteur. » Orange travaillait en effet historiquement avec une marque et a décidé de changer de modèle. Il a donc fallu un an de développement à Surtélec pour mettre au point un nouveau boîtier réenclencheur adapté à cette marque (General Electric). « Nous sommes partis de zéro... », souligne Éric Lesieure qui a donc diversifié son savoir-faire. C'est surtout le moule spécifique, amorti sur 10.000 pièces, qui a nécessité le gros de l'investissement de ce projet de recherche. Surtélec a fait appel à un bureau d'étude nantais pour la mécanique et le design, ainsi qu'à un « mouliste » de Nantes, mais l'injection est réalisée dans les Côtes d'Armor. En 2010-2011, Surtélec s'était aussi diversifié dans le parafoudre, notamment pour le photovoltaïque. Ce qui lui a valu à l'époque un pic de business, avec deux millions d'euros de recettes supplémentaires. Elle les compense aujourd'hui en partie grâce à des synergies avec d'autres sociétés soeurs clientes, comme Armel (armoires électriques), Circe (transformateurs) ou Energia (Climatisation).
G.B.
Électricité À La Chapelle-des-Fougeretz, l'expert des réenclencheurs automatiques de disjoncteurs depuis 20 ans a innové dans un produit spécifique.