Super U Ambon Muzillac : Le sage de la famille continue d'investir
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Super U Ambon Muzillac : Le sage de la famille continue d'investir

Extension, caisses rapides: le Super U de Muzillac investit de manière ciblée grâce à une structure financière solide.

Le Super U d'Ambon Muzillac se prépare à investir près de 3M€ dans une extension de 1.000m², qui portera sa surface à 3.200m². Les travaux devraient débuter en juin et se terminer fin 2010. Dans le même temps, ce point de vente de 25.000 références va passer de 16 à 24 caisses, incluant un îlot de quatre caisses rapides libre service. Le magasin se développe aussi depuis trois mois via les courses par Internet avec Courses U.com. À moyen terme, Noël Faligot de La Bouvrie n'envisage cependant pas de dépasser par ce canal 5% de son chiffre d'affaires global.




Affaire de famille

Porté par la SAS Faldis, le Super U reste une affaire de famille : Noël Faligot de La Bouvrie avait racheté en 1988 avec son frère Christophe le Super U de Muzillac, avant de s'emparer de 95% des parts dix ans plus tard. Christophe de La Bouvrie avait de son côté transmis à son gendre Hugues Renault le Super U de Malansac. Depuis, ce dernier magasin a connu des difficultés avant d'être revendu à Pierre et Isabelle Gaillard. «Il ne suffit pas d'avoir les capitaux pour reprendre un commerce», explique Noël Faligot de La Bouvrie. «Le contact humain est très important, il faut savoir se mettre à la place du client, anticiper correctement ses demandes.» Pour pouvoir continuer à investir, Noël Faligot de La Bouvrie a préservé son excédent brut d'exploitation (EBE), qui était d'1,61M€ en 2008. «Nous étions à 1,3% de résultat après impôt sur le total du magasin en 2009», déclare le chef d'entreprise, qui a également protégé ses fonds propres. Ils étaient de 1,89M€ en 2008 et d'«un peu plus de 2,1M€ en 2009».




«Danger des dividendes»

Noël Faligot de La Bouvrie constate que «de l'indépendant aux grandes entreprises, beaucoup d'actionnaires n'ont pas été raisonnables ces dernières années. Ils ont prélevé trop de dividendes pour s'acheter un 4x4, une piscine, une belle maison. Or l'entreprise, c'est notre gagne-pain. Il est dangeureux de ne pas la sécuriser.Mais je trouve aussi que les pouvoirs publics, de l'Etat aux communautés de communes en passant par les Mairies, ont trop dépensé: les belles routes, les beaux ronds-points, tout cela se paye un jour.» Malgré la concurrence soutenue du Carrefour Market voisin, le Super U vise pour sa part en 2010 un peu plus de 25M€ de chiffre d'affaires hors carburant. Au moins dix embauches sont espérées dans les cinq ans à venir.

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